Berry : les doutes et les difficultés des restaurateurs face à la crise

Quand et comment rouvrir cafés et restaurants .L’UMIH, l’union des métiers et des industries de l’hôtellerie est en pleine négociation. La Présidente du syndicat du Berry a lancé auprès de ses adhérents un questionnaire original.

Terrasse d'un restaurant.
Terrasse d'un restaurant. © engin_Akyurt/pixabay

Finances, réouverture, salariés : un triptyque difficile à appréhender pour les professionnels

En une douzaine de questions, les adhérents berrichons étaient appelés à donner leur avis sur les sujets qui les préoccupent à la veille des annonces gouvernementales.

Première surprise pour la Présidente de l’UMIH Berry, à l’origine du questionnaire, le fort taux de réponse des adhérents. En trois jours 63% d’entre eux ont répondu aux questions.

En tête des préoccupations des chefs d’entreprise : l’emploi

33% d’entre eux ont perdu des salariés, qui ont démissionné pour s’orienter vers un autre secteur.

Sondage effectué auprès des adhérents de l’UMIH BERRY.
Sondage effectué auprès des adhérents de l’UMIH BERRY. © UMIHBerry

C’est pourquoi plus de la moitié de ces patrons affirment vouloir recruter dès la réouverture, malgré les difficultés que plus de 64 % rencontrent, disent-ils, dans leur démarche.

Quant à l’embauche d’apprentis, ils ne sont que 40% à peine à dire qu’ils le feront comme habituellement.

Le volet financier

Si un peu plus de la moitié des chefs d’établissement se plaignent des conséquences financières de cette longue fermeture, la quasi-totalité, soit 90% des réponses soulignent que le fonds de solidarité et l’activité partielle les ont aidés à surmonter cette crise.

Ils sont presque autant à penser que ces mesures devront perdurer, dans un premier temps, après la réouverture des établissements.

Sondage effectué auprès des adhérents de l’UMIH BERRY.
Sondage effectué auprès des adhérents de l’UMIH BERRY. © UMIHBerry

La réouverture des établissements

C’est surtout là que se cristallisent les peurs. La réouverture des terrasses au détriment des salles ne fait pas l’unanimité, loin de là, pour les trois quarts des professionnels.

Trop dépendant de la météo, faibles capacités d’accueil, sont les reproches les plus courants. S’y ajoute le coût de l’emploi pour exercer une activité partielle.

Mais que les berrichons se rassurent. Même s’ils sont opposés à cette réouverture limitée aux terrasses, les trois quarts affirment qu’ils joueront le jeu quand même. Par peur principalement de décevoir leurs clients. Des clients qui aspirent à retrouver la convivialité de ces instants de détente et de plaisir.

 

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