Cher : Michelin renonce à embaucher une centaine de personnes à l'usine de Saint-Doulchard

L'usine dolchardienne de Michelin renonce à l’embauche d’une centaine de personnes programmée en 2020. Le sous-traitant spécialisé dans la fabrication de pneus d'avion subit la crise du secteur aérien et espère un redécollage des compagnies aériennes.
L'usine Michelin de Saint-Doulchard
L'usine Michelin de Saint-Doulchard © France Télévisions
Plus de deux mois après le déconfinement, le secteur aéronautique reste très affecté par la pandémie de coronavirus. À Saint-Doulchard, près de Bourges, l'usine Michelin, spécialisée dans la fabrication de pneus d'avion, est touchée de plein fouet par cette crise. Résultat : le site qui devait embaucher une centaine de salariés en 2020 y renonce.

En juin 2019, l'usine avait en effet annoncé la création d'une centaines de postes en CDI : opérateurs de productions, techniciens de maintenance, techniciens qualité ou encore managers. Une réponse à la hausse d'activité et au turn-over important du site. Mais depuis, la crise de coronavirus est passée par là.

Une usine au ralenti

Aujourd'hui, l'usine dont l'activité est divisée en trois productions (pneus d'avions militaires, pneus d'avions civils et rechapage, c'est-à-dire la remise en état d’un pneu existant) tourne au ralenti. 

Aujourd’hui, un seul tiers de notre activité fonctionne, c’est la production de pneus pour les forces armées”

La direction du site Michelin de Saint-Doulchard (Cher)


Selon les syndicats, seuls 200 salariés sur les 650 que comptent le site travaillent actuellement. Jérôme Perronnet est délégué syndical Sud sur le site dolchardien. Si le gel des embauches est une déception pour le site, c'est surtout les licenciements que les salariés redoutent : "Aujourd'hui, ce qui nous intéresse ce ne sont pas les embauches, mais la sauvegarde des emplois", explique-t-il au micro de France 3 Centre-Val de Loire.
 
Jérôme Perronnet, délégué syndical Sud chez Michelin à Saint-Dolchard.
Jérôme Perronnet, délégué syndical Sud chez Michelin à Saint-Dolchard. © France Télévisions

"Il y a un risque de licenciements, il faut être réaliste", poursuit-il. "On ne peut pas garder le même niveau de masse salariale dans une usine qui se retrouve aujourd'hui avec un volume d'activités moins important qu'avant."

De son côté, la direction du groupe assure que des solutions sont déjà à l’étude pour maintenir la production jusqu'à ce que le marché aérien reprenne. Les prévisions évoquent un retour à la normale du trafic pour 2023.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
industrie économie aéronautique covid-19 santé société crise économique