Covid-19 : quelques conseils pour passer Noël sereinement face à la cinquième vague épidémique

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Écrit par Thomas Hermans

Avec un record du taux d'incidence depuis le début de la pandémie, la France se prépare à des fêtes de fin d'année sous le signe du Covid-19. On vous donne quelques conseils pour limiter les risques de contamination autour de la dinde de Noël.

Les conseils de défense se succèdent à l'Élysée, alors que la cinquième vague n'en finit pas de déferler sur la France. Le taux d'incidence atteint les 515 cas pour 100 000 habitants dans le pays au 13 décembre, du jamais vu depuis le début de l'épidémie.

Mais à l'approche des fêtes de fin d'année, le gouvernement continue de miser sur la vaccination et le pass sanitaire pour endiguer la montée des cas et les hospitalisations. Voici quelques conseils pour passer Noël et le jour de l'an en toute quiétude, à une semaine du réveillon du 24 décembre.

Se faire vacciner

Ce conseil ne sera jamais assez répété : la sécurité sanitaire vient avec le vaccin. "Avec la troisième dose, les anticorps sont suffisamment puissants pour détruire Omicron, même chez les personnes âgées", plaide le docteur Thierry Prazuck, chef du service maladies infectieuses au centre hospitalier d'Orléans (CHRO). Des résultats publiés dans un article scientifique ce 15 décembre, à partir de prélèvement effectués au CHRO. 

La publication note malgré tout une baisse de l'efficacité du vaccin sur le variant Omicron par rapport au variant Delta. Si bien que d'autres mesures de sécurité s'imposent.

Se faire tester

Dans son avis publié le 8 décembre, le conseil scientifique recommande ainsi d'"utiliser très largement les tests diagnostiques en cas de symptômes ou avant un évènement", que ce soit des tests antigéniques ou des autotests. Si c'est positif, il faut ensuite confirmer avec un test PCR, et s'isoler. "On a des tests antigéniques de très bonne facture, défend le docteur Prazuck. Certains ratent des charges virales basses, mais ça veut dire qu'on est peu contaminant."

Pour les personnes vaccinées, les tests sont remboursés. Pour les autres, "ça a un petit coût, mais ça rassure". Même si, plus largement pour le médecin, "si on n'est pas vacciné, on ne va pas voir ses grands-parents".

De façon générale, limiter les endroits surchargés et avec un haut risque de contamination, surtout les jours précédant une réunion de famille avec des personnes fragiles, reste une bonne solution.

Limiter les jauges

Le conseil scientifique conseille également de "limiter le nombre de participants" lors des repas de Noël. Un conseil dont l'application reste à la faveur de l'appréciation personnelle, comme l'explique Thierry Prazuck : "Si on est dix dans 15 m², c'est trop. Mais si vous avez un château de 35 pièces, là..."

Il faut surtout vérifier que chacun ait un espace personnel, "avec de préférence un mètre entre les invités autour de la table". 

Il faut aussi s'assurer de bien aérer la pièce, même en décembre. Le conseil scientifique conseille 10 minutes de fenêtres grandes ouvertes toutes les heures. La transmission du coronavirus se faisant de façon privilégiée par la respiration, rien ne vaut le renouvèlement de l'air.

Les gestes barrières

Il ne coûte pas grand chose de le rappeler : les gestes barrières sont toujours d'actualité. Le gel hydroalcoolique, c'est "dès que vous éternuez ou que vous vous mouchez, sinon vous mettez du virus sur toutes les surfaces", explique le docteur Prazuck.

Surtout quand, comme souvent à Noël, les plats passent de main en main, chacun picorant ce qui lui semble le plus intéressant. Cette année, mieux vaudra donc privilégier les couverts plutôt que les mains, et le service par une personne plutôt que des plats disséminés pour s'assurer de passer une soirée à moindre risque.