Les documentaires de France 3 Centre-Val de Loire

Le lundi vers 23h00, un documentaire de 52 minutes raconte la vie des régions
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Documentaire. Elu public n°1 : qui est Nicolas Sansu, le maire communiste de Vierzon ?

Nicolas Sansu, maire de Vierzon / © France 3 Centre-Val de Loire
Nicolas Sansu, maire de Vierzon / © France 3 Centre-Val de Loire

Dans le cadre de la série documentaire « Elu Public n°1 » France 3 Centre-Val de Loire diffuse le portrait de Nicolas Sansu maire de Vierzon depuis plus de 11 ans. Retour sur son parcours politique.

Par Pascale Chalumeau / Anne Lepais

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Nicolas Sansu, est né le 17 juin 1968 à Vierzon. Il y est maire communiste depuis 2008.
C'est un personnage haut en couleurs et si son franc-parler et son humour séduisent souvent, ils alimentent également la chronique tenue par ses détracteurs.

Ce documentaire en immersion nous plonge au coeur du travail de maire. En première ligne face à la souffrance sociale, les inquiétudes liées à l’avenir et aux difficultés du quotidien, Nicolas Sansu incarne ces élus souvent anonymes qui se battent pour leur commune à toutes les échelles. « Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un maire communiste ! » est un documentaire sensible et nécessaire, qui rend hommage à la démocratie locale à travers la passion d’un maire et son fervent engagement vis-à-vis des Vierzonnais.
 
© France 3 Centre-Val de Loire
© France 3 Centre-Val de Loire
 

Il s'est très tôt engagé dans l'action politique :

- En 1988 il adhère au PCF. de 2001 à 2008, il sera responsable de la section locale de Vierzon.

- Très jeune, dès l'âge de 24 ans, Nicolas Sansu aura déjà eu une expérience parlementaire hors mandat électif : de 1992 à 1997, au Sénat il est collaborateur parlementaire du groupe communiste et apparenté (période durant laquelle il a été le directeur de cabinet du maire PCF de Bourges Jacques Rimbault).

- De 1997 à 2012, il occupe le poste d'attaché parlementaire à l'Assemblée Nationale du député PCF de la 2ème circonscription du Cher Jean-Claude Sandrier.


Ses mandats électifs :

- Fidèle au PCF et à sa ville, il se présente depuis 2001 aux municipales à Vierzon. Il est maire de la ville depuis plus de 11 ans

Son engagement en politique pourrait se résumer en une phrase, qu’il prononce souvent avec
une évidence qui déconcerte, tant la formule est claire :

Le service public, c’est le patrimoine
de ceux qui n’ont rien. 


- En mars 2001, il figure en position éligible sur la liste Gauche Plurielle menée par François Dumon PCF. Il est élu conseiller municipal d'opposition sous le 2ème mandat de Jean Rousseau maire Divers Droite.

- En 2008 c'est lui qui prend la tête de la liste PCF aux municipales. Il est élu dès le 1er tour à un large score de 57,56 % des voix.

- Nicolas Sansu est réélu maire en 2014 au terme d'une triangulaire très serrée avec seulement 420 voix d'avance.

Elections Législatives :

- Nicolas Sansu s'engage aussi sur le plan national pour sa 2ème circonscription toujours sous l'étiquette PCF. Il ne siégera qu'un seul mandat de 5 ans.

- Juin 2012 : il est élu Député  de la 2ème circonscription du Cher (Vierzon) avec 100 % des voix au second tour (la députée PS Agnès Sinsoulier Bigot s'est retirée). Durant ce mandat, il est considéré comme un député très actif et très assidu (selon le magazine Capital qui le classe 39ème sur 577).  Il a co-signé 96 propositions de lois, en a rédigé trois. Durant ses quarante-sept mois à l'Assemblée Nationale il a fait 969 interventions longues dans l'hémicycle et proposé 786 amendements, sans parler de son assiduité en commissions - source : Nos députés.fr observatioire citoyen de l'activité parlementaire

- Mais il est battu en 2017 par Nadia Essayan, balayé par la vague LREM.
 
 

Au coeur de son mandat : il lutte pour la sauvegarde de l'hôpital de Vierzon

Le Ministère de la Santé souhaitait fermer la maternité de la ville, il organise avec la population et l’intersyndicale de l’hôpital de Vierzon un combat qu’ils gagneront après plus d’un an de conflits locaux et nationaux. / © France 3 Centre-Val de Loire
Le Ministère de la Santé souhaitait fermer la maternité de la ville, il organise avec la population et l’intersyndicale de l’hôpital de Vierzon un combat qu’ils gagneront après plus d’un an de conflits locaux et nationaux. / © France 3 Centre-Val de Loire

Pour sa ville Nicolas Sansu est confronté à un dossier difficile, la menace de fermeture de la maternité de l'hôpital de Vierzon. Dès le départ en septembre 2017 il a soutenu en tant qu'élu le mouvement des personnels de l'hôpital, les aidant et les accompagnant dans leurs actions. Un combat de plusieurs mois, avec au bout une victoire en octobre 2018, la maternité ne fermera pas.


Le tracteur Vierzon et le patrimoine de la ville : une passion du maire

Vierzon doit aussi retrouver un nouveau visage, plus moderne, plus attractive. La mairie s'engage dans un projet de rénovation urbaine d'ampleur,  en Mars 2017, Nicolas Sansu annonce que vingt-six millions vont être mis sur la table pour redessiner la ville et mettre en valeur son patrimoine architectural caché et son environnement naturel.

Une place de centre-ville qui semblait vouée à la déliquescence ? On inaugure une place Jacques-Brel où les vierzonnais pourront chanter en coeur la chanson qui les a tant faits connaître ! Une usine de machinisme agricole fermée depuis les années 1960 ? On invite des tracteurs de toute l’Europe afin qu’ils puissent déambuler en ville ! Des habitants dont les préoccupations financières et sociales les empêchent de s’épanouir ? On étudie au cas par cas, et en face-à-face, afin de remédier à leurs souffrances.

Le 8 juin 2019, il inaugurait la place Jacques Brel. Une place en coeur de ville, qui se veut le lien entre le patrimoine naturel, le patrimoine industriel mais aussi le patrimoine médiéval de la ville :
 
 

Il s'investit aussi pour son territoire local

Il siégera un peu plus de huit ans au conseil général du Cher.

- 2004, il est élu conseiller général du premier canton du Cher et nommé vice-président du conseil général du Cher. Il est alors en charge des transports, des infrastructures et des bâtiments et des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

- En 2012, réélu pour un 2ème mandat, la loi sur le non-cumul des mandats le mène à démissionner du conseil général. Il reste député maire. Nicolas Sansu n'a jamais été élu à la Région mais il s'est tout de même investi pour les candidats de gauche.

Nicolas Sansu n'a jamais été élu à la Région mais il s'est tout de même investi pour les candidats de gauche.

- En 2015 : au renouvellement du conseil régional Nicolas Sansu  fera campagne pour la liste Front de Gauche, tout en ayant averti qu'il ne siégerait pas. Un positionnement atypique. La liste n'obtient que 4,59 des voix, pas de fusion possible, tous les sortants de gauche perdent leurs sièges.
 

Nicolas Sansu est-il un maire comme les autres ?

Un homme à l’écoute de ses habitants qui oeuvre à leur bien-être ? Ou alors un habile stratège qui oeuvre à sa réélection, pas évidente, quand on arbore en 2020 l’étiquette communiste ?



► « Tout me monde n'a pas eu la chance d'avoir un maire communiste ». Un documentaire de 52’ réalisé par David Unger, produit par Fabienne Servan-Schreiber et Estelle Mauriac pour Cinétélé et France Télévisions à voir le lundi 18 novembre vers 23h00
 

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