Environnement : adopter un oiseau, attention à la réglementation

Vous désirez adopter un oiseau ? Cela peut être une excellente idée, mais attention tout de même aux différentes règles à respecter. De nombreux volatiles ne sont pas considérés comme des animaux domestiques et en posséder, chez soi, en captivité peut être puni par la loi.

Un pinson des arbres.
Un pinson des arbres. © pixabay/@smarko

Voici tout ce qu’il faut savoir lorsqu’on souhaite accueillir un oiseau dans sa maison.

Les oiseaux domestiques

La législation française distingue deux types d'oiseaux : les oiseaux domestiques et les oiseaux non domestiques.

Pour élever, détenir et vendre des oiseaux domestiques, aucune formalité n'est nécessaire dans le cadre d'un élevage amateur.

Pour connaître la liste des animaux qui rentrent dans cette catégorie, il est évidemment nécessaire de se renseigner préalablement, mais sachez que depuis 2006, un certain nombre d’espèces et de variétés d’oiseaux élevées en captivité depuis très longtemps ont été classées comme domestique.

C’est le cas des canaris, de certaines perruches, car ces animaux sont élevées depuis plus d’un siècle en Europe et ne sont plus exportés de leur pays d’origine…

Les oiseaux non-domestiques

Attention, si vous voulez accueillir des oiseaux non-domestiques, la réglementation est beaucoup plus stricte.

Depuis 2004, dès que l’on détient un oiseau non-domestique, on est considéré comme élevage d’agrément.

Il est donc nécessaire de passer un certificat de capacité, qui va prouver que vous avez les compétences et l’expérience minimum dans l’entretien des espèces pour lesquelles vous souhaitez devenir capacitaire.

Pour obtenir ce certificat, il vous faudra établir un dossier de présentation et éventuellement réaliser des gages de formation, afin d’être parfaitement opérationnel et capable d’accueillir ces oiseaux chez vous.

Les risques encourus en cas de non-respect des règles

Dans le monde, le trafic d'espèces animales est la troisième source de revenu illicite après la drogue et les armes.

Perroquets, Perruches, Loriquets , Aras mais également Chardonnerets élégants sont les plus visés par ces trafics !

La détention de ces animaux sauvages, s’ils ne proviennent pas de revendeurs reconnus et certifiés pourrait vous couter jusqu’à 9000 euros d’amende et six mois d’emprisonnement.

En Indre et Loire à Chanceaux-sur-Choisille, depuis 16 ans, le refuge « Sauve qui plume » a accueilli plus de 1400 animaux.

► Rendez-vous dimanche à 12h55 dans votre magazine de découverte "Des Fourmis dans les jambes" sur France 3 Centre-Val de Loire avec une émission qui nous emménera à la rencontre de photographe animalier et de l'association qui sauve les hérissons.

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