Chartres : découvrez les caleçons éthiques et issus de l'up cycling dans notre série Suivez l'Idée

Un caleçon de la marque Feuille de Vigne dans l'atelier associatif de La dame à la Licorne à Chartres / © Tandem Images / France Télévisions
Un caleçon de la marque Feuille de Vigne dans l'atelier associatif de La dame à la Licorne à Chartres / © Tandem Images / France Télévisions

Feuille de Vigne est une marque de caleçons éthiques – car issus de l’up cycling - et made in France. Mais une démarche sociale est aussi au cœur de la fabrication de ces caleçons confectionnés par des employés en chantier de réinsertion professionnel.

Par Marie Roy

Dans l’atelier associatif de La dame à la licorne, à Chartres, les mains s’activent : couture, découpage, repassage, rien n’est laissé au hasard pour la confection des caleçons Feuille de Vigne, fabriqués à partir de chemises en coton récupérées dans diverses ressourceries. L’ambiance est douce et chaleureuse, le travail appliqué règne en maître, et les quatre employées présentes arborent un large sourire tout en gardant un regard concentré sur leurs ouvrages.

Chérif Haine, créateur de la marque Feuille de Vigne nous explique le concept :

Car en plus d’être un produit issu de l’up cycling (recyclage par le haut, action de transformer des déchets en produit de meilleure qualité), les caleçons Feuille de vigne ont une dimension sociale : toutes les employées font partie d’un dispositif de réinsertion professionnelle.

Je suis une passionnée de couture. Je voulais me former dans ce domaine, et en faisant quelques recherches, je suis tombée sur Feuille de vigne. J’ai postulé et ça a marché, confie Julie Bifane.

La jeune femme travaille dans cet atelier depuis juillet dernier :

J’ai monté beaucoup de caleçons, je ne sais plus combien exactement, mais beaucoup !
s’exclame-t-elle dans un large sourire. Julie Bifane a été formée sur toutes les étapes de la confection de ces caleçons : le choix de l’assemblage des tissus, la découpe, l’assemblage, en bref "j’ai appris toutes les étapes ici". Et travailler les caleçons plaît à la jeune couturière :

J’aime bien travailler cette pièce, on a l’occasion de faire tout un travail de création.

En dépit de la "bonne opportunité" que constitue cet atelier de réinsertion, Julie Bifane ne pense pas continuer dans cette voie professionnelle :

J’aime beaucoup la couture. Mais à Chartres, c’est très difficile de trouver un travail dans ce secteur.

déplore-t-elle. Mais elle s’empresse d’ajouter avec un sourire entendu : "J’ai un projet d’onglerie".

Julie Bifane contemple un caleçon terminé, avec la mine satisfaite du travail bien fait, elle conclut :"On devrait faire des shorts de pyjamas pour femmes aussi…", une proposition approuvée par ses collègues d’atelier et qui fait sourire Chérif Haine, créateur de la marque.

 

Le saviez-vous ?

L’industrie de la mode est l’une des plus polluantes au monde. Malgré tout, les méthodes de recyclage restent encore peu efficaces : 1% seulement des matériaux utilisés dans la fabrication du vêtement sont utilisés pour en fabriquer de nouveau, d’après la fondation Ellen McArthur. Au total, un peu plus de 2/3 de l’ensemble de la production mondiale finit dans des décharges ou incinérateurs, selon la société de conseil McKinsey.
 

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