La photo du chartain Omar Ismaël Mostefaï, kamikaze du Bataclan, exposée dans un musée fait scandale

Une série d'attaques simultanées ont été perpétrées à Paris et à Saint-Denis, le 13 novembre 2015. 129 personnes ont perdu la vie, 350 ont été blessées. 89 personnes sont mortes au Bataclan / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Une série d'attaques simultanées ont été perpétrées à Paris et à Saint-Denis, le 13 novembre 2015. 129 personnes ont perdu la vie, 350 ont été blessées. 89 personnes sont mortes au Bataclan / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Un terroriste du Bataclan exposé au musée des martyrs à Berlin, c'est ce qu'a révélé le journal allemand Bild dans ces colonnes ce lundi. L'image d'Omar Ismaël Mostefaï figure parmi plusieurs personnalités historiques comme Martin Luther King ou Socrate. Indignation générale sur la toile. 

Par Fabienne Marcel

En novembre 2015, Omar Ismaël Mostefaï, Français de 29 ans, a participé à la prise d'otages sanglante dans la salle de spectacle du Bataclan. Il était connu dans le quartier de la Madeleine à Chartres où il a résidé entre 2005 et 2012 avec ses parents, ses trois frères, ses deux soeurs, sa femme et sa petite fille née en 2010.
Condamné à huit reprises pour des délits de droit commun (conduite sans permis, outrages), Omar Ismaïl Mostefaï avait été fiché par la DCRI pour radicalisation en 2010. Le kamikaze a été identifié par ses empreintes, grâce à un doigt sectionné retrouvé au Bataclan, où se tenait un concert rock lors de l'irruption des jihadistes.

Comment le portrait d'un terroriste du 13-Novembre a-t-il pu se retrouver dans cette exposition ?

En plus d'Ismaël Omar Mostefaï, l'exposition polémique affiche aussi les portraits de Mohammed Atta, le chef du commando du 11-Septembre, ainsi que celles des auteurs des attentats-suicides de Bruxelles. Sensée mettre à l’honneur des personnes mortes pour leurs convictions , plusieurs personnalités politiques notamment se sont interrogés : mais comment le portrait de terroristes peut figurer parmi des figures comme Martin Luther King ? 
"Le terme 'martyr' est utilisé différemment dans d'autres pays ou d'autres cultures. Si vous regardez par exemple les musées des martyrs en Iran ou en Irak, dans d'autres pays islamiques, vous verrez que ces musées honorent des gens que nous considérons comme des meurtriers ou des terroristes", se justifie Ricarda Ciontos, responsable de l'association Nordwind qui a installé l'exposition, auprès de la radio-télévision publique RBB (en allemand).

Tollé sur les réseaux sociaux

L'association des victimes Life for Paris s'est ému sur Twitter de la situation. "On a toujours soutenu la création artistique, comme thérapie notamment. Mais là, on est révulsés : il s'agit d'une provocation haineuse et intolérable à visée purement médiatique. Life for Paris a demandé le retrait immédiat de la photo incriminée. » ont écrit les membres de l'association.  

 

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