Quand un fait divers sordide d'Eure-et-Loir inspire Robert Ménard pour une pub pour le TGV

Béziers - Les affiches choc en faveur du TGV Occitanie ont été retirées suite au tollé. Ces s'affichent semblent s'inspirer d'un faits divers qui a eu lieu en juin 2017 en Eure-et-Loir. / © PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/MAXPPP
Béziers - Les affiches choc en faveur du TGV Occitanie ont été retirées suite au tollé. Ces s'affichent semblent s'inspirer d'un faits divers qui a eu lieu en juin 2017 en Eure-et-Loir. / © PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/MAXPPP

Le tollé a été immédiat sur les réseaux sociaux quand le maire de Béziers a fait paraître des affiches publicitaires concernant l'arrivée du TGV dans sa région. Derrière l'humour douteux, l'affiche rappelle un terrible faits divers qui s'est produit en Eure-et-Loir en juin 2017. 

Par Fabienne Marcel

Pour justifier son affiche, Robert Ménard maire de Béziers, se revendique de l'esprit "Charlie Hebdo" et "Hara Kiri".

Vous vous souvenez de 'Hara Kiri' [ancêtre de 'Charlie Hebdo', ndlr] ? [..] Ce sont des affiches qui provoquent, qui font sourire ou pas sourire, vous elles vous font pas sourire. [...] On essaye juste de faire de l'humour, c'est de l'humour noir. Vous avez qu'à faire interdire 'Charlie Hebdo' toutes les semaines !

a-t-il expliqué au micro de nos confrères d'Europe 1. L'humour noir de Robert Ménard n'a pourtant pas fait rire les associations de défenses des droits des femmes comme "Paye ta Shneck" qui a décidé de porter plainte. Marlène Schiappa, alertée sur Twitter a rapidement réagi. "Cette campagne est odieuse car elle met en scène un féminicide. C'est inadmissible dans l'absolu et ça l'est d'autant plus venant d'un élu de la République française",  a dénoncé la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. 

Marlène Schiappa a aussi demandé au préfet de l'Hérault de saisir le Procureur, pour que celui-ci ordonne une enquête. Après 48 heures de polémique, contraint, le maire de Béziers a dû faire retirer les affiches. 
Au-delà de la polémique, les affiches rappellent un faits divers sordide qui s'est passé en Eure-et-Loir en juin 2017, à Beauvilliers. Là une jeune femme a perdu la vie entrainée par son compagnon sur les voies de chemin de fer. 

 

Elle s'appelait Emilie

Le 12 juin 2017, deux corps sans vie, celui d'un homme et d'une femme, sont retrouvés, à 6h sur une voie ferrée d'Eure-et-Loir, à hauteur de Beauvilliers. La jeune femme est retrouvée les jambes liées, contrairement à l'homme. Et l'autopsie des corps va révéler l'insoutenable. Emilie, la victime était vivante au moment où le train a fauché l'homme a ses côtés et elle même. 

Le couple parent d'un enfant de 15 mois, était en cours de séparation. Ils élevaient par ailleurs trois autres enfants issus d'unions précédentes. "Il est certain que la situation était compliquée voire très tendue entre les deux époux", avait alors rapporté le Procureur de Chartres, Rémi Coutin, lors d'une conférence de presse (à voir ICI). Emilie est morte le jour de son anniversaire, elle avait 34 ans. 

Une enquête a été ouverte pour homicide volontaire suivi d'un suicide et exclue formellement l'implication d'une tierce personne.





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