Tué à coups de marteau et enterré : un couple mis en examen pour meurtre en Eure-et-Loir

Publié le
Écrit par Perrine Roguet

Un couple est placé en détention provisoire et mis en examen pour le meurtre d'un homme de 49 ans. Une rivalité amoureuse semble être au cœur de l'affaire.

Les principaux suspects ont été arrêtés le 17 janvier, à leur retour d'un voyage, réservé à la va-vite, direction la Martinique. Le couple, qui vit à Châteaudun, est alors soupçonné d'avoir tué un homme de 49 ans. 

Un homme passe aux aveux

Après avoir d'abord nié les faits, l'homme de 30 ans reconnaît avoir tué le quadragénaire, et met hors de cause sa conjointe. Au cœur du conflit, la jeune femme de 25 ans, qui aurait entretenu des relations intimes avec la victime. Elle l'accuse de l'avoir séquestrée quelques jours avant sa mort. 

Dans une carte ci-dessous, les différents lieux identifiés pendant cette affaire. 

Interpellé, le couple est ensuite placé en détention provisoire et mis en examen pour "meurtre, arrestation, enlèvement, détention et séquestration (...) et dégradations volontaires par incendie", détaille le parquet de Chartres dans un communiqué. 

Disparition inquiétante

"Menaces de mort, conflits, violences et rivalités amoureuses", les circonstances de la disparition d'un homme de 49 ans décrites par Frédéric Chevallier, procureur de la république de Chartres annonçaient la couleur. 

L'homme n'a plus donné de nouvelles depuis la nuit de la Saint-Sylvestre. Ni à la mère de son fils de onze mois, ni à son entourage, ni au travail. C'est la première, avec qui il ne vivait pas, qui déclare sa disparition, quatre jours plus tard. 

C'est à travers "l'exploitation de la téléphonie et des images de vidéosurveillances" que l'étau se resserre autour du couple suspecté. La voiture qu'utilise la jeune femme de 25 ans est vue effectuer "plusieurs points d'arrêts", déposant au gré de ceux-ci "des objets dans un conteneur de déchets, identifiés et saisis comme ayant probablement appartenu à l'homme disparu" relate le parquet. 

Le couple mis en cause part ensuite en Martinique le 7 janvier, avec des billets achetés la veille. C'est à leur retour qu'ils sont interpellés. 

Coups de marteau sur la tête 

L'homme mis en examen donne des détails pendant ses auditions. Il décrit une altercation avec la victime, dans l'appartement de la jeune femme, à Chartres. Les enquêteurs y avaient retrouvé, pendant leurs recherches, des traces de projection de sang nettoyées. 

Le 30 décembre 2022, le trentenaire est alors armé d'un marteau, la victime d'un pique. Il déclare lui avoir donné "plusieurs coups de marteau à la tête". L'homme tombe au sol, et son agresseur quitte les lieux, sans savoir s'il est vivant, ou mort. La jeune femme n'est quant à elle pas dans l'habitation et affirme ne rien avoir affaire avec les faits meurtriers. 

Voiture calcinée, corps enterré

Dans ses aveux, il explique qu'il revient sur les lieux du crime, après avoir acheté une bêche avec la carte bleue de la victime, pour l'enterrer.

De nuit, seul, affirme-t-il, il aurait enveloppé le corps dans un sac. Il l'aurait ensuite transporté dans la voiture de sa conjointe, et l'enfouit sur la commune de Lutz-en-Dunois, à 50 min de route du lieu du meurtre. 

La voiture de la victime avait quant à elle été retrouvée calcinée le 5 janvier, à Cloyes-les-Trois-Rivières. Les enquêteurs recherchaient alors un homme disparu. Plusieurs documents administratifs, un tissu ensanglanté sont eux aussi retrouvés brûlés.

Séquestration et violences pendant la nuit de Noël 

 Après avoir nié à plusieurs reprises, la jeune femme de 25 ans affirme que le quadragénaire lui aurait fait subir plusieurs violences "physiques et sexuelles" entre le 24 et le 25 décembre, la détenant de force chez lui, à Chartres. La dispute entre les deux homme aurait alors éclaté sur fond de vengeance.

Une information judiciaire ouverte, et doit préciser les liens entre la victime et les mis en cause.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité