Eure-et-Loir : les aide-soignants de l'hôpital de Bonneval entament une grève reconductible et réclament du personnel

A l'hôpital de Bonneval (Eure-et-Loir), la grève des agents de l'unité de soins longue durée démarre dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai, et doit durer une semaine. En sous-effectif, ils réclament l'embauche de deux aide-soignants. De son côté, la direction est en cours de recrutement.
Entrée du centre hospitalier Henri-Ey de Bonneval, qui abrite l'unité de soins longue durée touchée par la grève.
Entrée du centre hospitalier Henri-Ey de Bonneval, qui abrite l'unité de soins longue durée touchée par la grève. © Capture écran / Google Street View
Elle a finalement décidé de faire grève. Après un premier préavis le 19 mai qui n'a pas abouti (voir la publication Facebook ci-dessous), l'équipe de l'unité de soins longue durée (USLD) de l'hôpital Henri-Ey à Bonneval (Eure-et-Loir) a réclamé un second préavis.
D'après Force Ouvrière (FO), une grande majorité du personnel a voté en faveur d'une grève reconductible qui débute dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai, à minuit. Par ce mouvement social, les agents réclament le recrutement de deux aide-soignants au sein de l'USLD, qui accueille 50 personnes âgées.

"Des postes sont vacants depuis plusieurs mois", explique Marie-Christine Pautonnier, représentante syndicale de FO, ce qui a entraîné une surcharge de travail pour les 17 membres de l'équipe. Et la situation de crise sanitaire due au Covid-19 n'aurait rien arrangé. "Il y a eu la fatigue des agents qui sont revenus sur leurs congés, qui ont dû modifier leur planning, etc."

Le syndicat demande donc, pour le bien-être du personnel et celui des résidents, le recrutement et la titularisation de deux aide-soignants. Si la direction accède à cette demande, la grève de sept jours ne sera pas reconduite.

"Si on a l'assurance de la candidature et de l'embauche, cela pourra évoluer favorablement. Sinon, cela pourra être une grève reconductible."
 

Tous les postes pourvus début juillet

Marie-Christine Pautonnier reconnaît en tout cas "des efforts" de la part de la direction. Contactée, cette dernière rappelle qu'une réunion avec le syndicat FO avait eu lieu le 20 mai pour l'informer de la reprise des recrutements. Ces derniers avaient été ralentis à cause de la crise sanitaire du Covid-19.

La direction déclare par ailleurs qu'une personne a déjà été embauchée début mai sur un premier poste, et affirme que tous les postes vacants d'aide-soignants seront pourvus d'ici le début du mois de juillet. "On n'est pas dans un recrutement à courte durée, ce sont des postes pérennes."

Entretemps, la direction affirme veiller au remplacement des personnels : "Nous prenons à la fois des vacataires, des étudiants en soins infimiers qui ont validé leurs compétences pour exercer en tant qu'aide-soignants, et nous avons recours aux heures supplémentaires." Le recrutement de deux infirmiers est par ailleurs en cours.

Même s'ils sont grévistes, des soignants seront assignés par la direction pour travailler, de manière à assurer la sécurité et les soins des résidents, et la continuité du service public.
  
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société mouvement social social grève