Dreux: ces trains carburent au colza, inédit en France !

Si aujourd’hui encore un quart des 2200 TER fonctionnent exclusivement au gazole, la SNCF expérimente plusieurs solutions alternatives pour réduire ses émissions de CO2, comme le biocarburant. Un test grandeur nature a eu lieu entre Dreux et Granville durant trois mois

© Enzjoz

Quinze rames sont réquisitionnées pour cette expérimentation biocarburant. Quinze rames soit 250 kilomètres de voies non électrifiées, toutes 100% B100. De quoi s'agit-il ? Le B100 n’est ni une vitamine, ni une substance controversée que l’on trouve dans certains produits de supermarchés : c'est un carburant. Explications.

Le B100, un carburant d'origine végétale "100% durable"

Lancé en France en 2018, le B100 est un biocarburant d’origine végétale, une énergie renouvelable et certifiée durable, issu à 100 % de colza d’origine France et transformé en France. Dans les cuves de la station de distribution de Granville, dans le département de la Manche, il a remplacé le gazole traditionnel. 

Nous avons testé le biocarburant sur des bancs d’essais moteurs, il faut maintenant le tester en condition réelle pour vérifier tous les facteurs. Il n’y a aucune modification à effectuer sur les trains, nous pensons qu’il y aura uniquement une légère hausse de la consommation de l’ordre de 5%

Olivier Choux, directeur SNCF ligne Paris-Granville

Alors justement, pourquoi en parler en Centre Val de Loire, alors qu’il s'agit bien ici de la ligne Paris-Granville, le "train du Mont-Saint-Michel" qui emmène les Parisiens à la plage ? Parce qu’à deux arrêts de Paris, il y a Dreux. La deuxième plus grande ville d’Eure-et-Loire. Et les Euréliens aussi peuvent bénéficier de ce pas de la SNCF dans le 21ème siècle.

Ligne Paris > Granville
Ligne Paris > Granville © SNCF

60% d'émissions de CO² en moins

Fini le diesel, trop polluant, trop gourmand en carburant ! C’est ce que rêve de conclure la SNCF dans quelques mois. Plus cher à l’achat que le diesel, le colza permettrait néanmoins de réduire de 60% les émissions de CO2 sur l'ensemble de la ligne. Si cette première expérience dans le domaine ferroviaire français s’avérait couronnée de succès, la promesse d’abandonner totalement le diesel sur l’ensemble du territoire français en 2035 deviendrait de plus en plus concret

© SNCF

D'autres carburants sont également à l'étude pour des transports plus verts, comme des batteries electriques et des solutions hydrogènes, mais du colza 100% français, voilà qui devrait rassurer nos agriculteurs du Berry.

 

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