Harcèlement moral : en Eure-et-Loir, le maire de Lèves condamné à 6 mois de prison avec sursis et à 6 mois d'inéligibilité avec sursis

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Le tribunal correctionnel de Chartres a rendu son délibéré ce mercredi. Le maire de Lèves, Rémi Martial, a été condamné pour harcèlement moral à six mois de prison avec sursis et à six mois d’inéligibilité avec sursis.

Rémi Martial devra également verser à la plaignante 8 000 euros au titre du préjudice moral et des frais de justice engagés.

"Elle refusait ses avances mais les sollicitations ont continué"

La jeune femme a porté plainte au printemps 2020. Au terme d’un "harcèlement moral" qui aura duré près de douze mois souligne son avocat Maître Guillaume Martine. Et ce malgré la mise en garde de la police qui avait enjoint l’édile de Lèves, dès août 2019, à cesser de se présenter au domicile de la jeune femme.

Il n’y avait pas d’autre issue que de porter plainte. Elle avait tout essayé, lui dire gentiment, le repousser, rien n’y faisait. Elle était épuisée.

Maître Guillaume Martine, avocat de la plaignante

Rémi Martial, qui a toujours contesté les faits, a l’interdiction de paraître au domicile de la victime pendant trois ans.

Le maire de Lèves, qui est aussi conseiller départemental (LR) et vice-président de Chartres Métropole, peut faire appel de cette décision. A l’heure où nous publions cet article, il n’avait pas encore répondu à notre demande d’interview.