Eure-et-Loir : faute de repreneur, 128 salariés licenciés à la sucrerie de Toury

Les salariés de Cristal Union devant le site de Toury, en Eure-et-Loire / © Alain Heudes / France Televisions
Les salariés de Cristal Union devant le site de Toury, en Eure-et-Loire / © Alain Heudes / France Televisions

Ils sont fixés sur leur sort. En l'absence de repreneur, les salariés de la sucrerie de Toury en Eure-et-Loir sont licenciés. La direction du groupe Cristal Union vient de l'annoncer en CSE aux représentants du personnel. 

Par Fabienne Marcel

Le 30 décembre marquait le jour de la fin de la procédure légale du PSE. Le groupe Cristal Union a notifié aux représentants du personnel, l'absence de repreneur de la sucrerie de Toury, ce entraînera la fermeture définitive du site.

Les représentants du personnel ont donné majoritairement "un avis défavorable sur le motif économique de cette fermeture" peut-on lire dans un communiqué de la CGT, "en pointant du doigt les erreurs stratégiques, les politigues d'investissements et de rémunération des betteraves assumées par la direction dans le but de concentrer sa production pour diminuer ses frais fixes et ainsi augmenter ses profits."
 

La fermeture du site entrainera la suppression de 128 emplois

Les premières propositions de reclassement en interne auront lieu à la mi-janvier et les premiers licenciements auront lieu courant février 2020. L'activité distillerie se poursuivra jusqu'en juin et les derniers départs auront lieu en septembre.

C'est en avril 2019 que l'annonce de la possible fermeture de l'usine a été faite par la direction de Cristal Union. "Un coup de massue", pour les salariés qui ne s'y attendaient pas. 

Aujourd'hui on ne sait pas quel est l'avenir des sites industriels, droit dans le mur. On ne veut pas se retrouver sans industrie, sans emploi,

avait alors expliqué Frederic Rebyffé, délégué syndical CGT de la sucrerie de Toury. François Bonneau, le président de la région Centre-val de Loire avait fait part de sa colère et de son soutien aux salariés, évoquant "une décision brutale, sans dialogue et sans recherche de solution" alors que des pistes de production bio ou de carburant végétal (éthanol) étaient mises sur la table lors de deux réunions sur l'avenir du site."

La campagne betteravière qui s'est terminée le 12 décembre, "dans une vive émotion chez les salariés", a marqué la fin de 145 ans d'histoire de production sucrière en Eure-et-Loir.

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