Membre d’un groupe néo-nazi, un habitant d’Eure-et-Loir sera jugé à Marseille pour participation à un groupe de combat

Trois dirigeants et un sympathisant du groupuscule néo-nazi "Blood and Honour Hexagone", ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille pour participation à un groupe de combat. La date de l'audience n'est pas encore connue. / © GERARD JULIEN / AFP
Trois dirigeants et un sympathisant du groupuscule néo-nazi "Blood and Honour Hexagone", ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille pour participation à un groupe de combat. La date de l'audience n'est pas encore connue. / © GERARD JULIEN / AFP

Trois dirigeants et un sympathisant du groupuscule néo-nazi "Blood and Honour Hexagone", ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille pour participation à un groupe de combat. Parmi eux se trouve un chauffeur de bus d’Eure-et-Loir.

Par Amélie Rigodanzo avec l'AFP

Les mis en cause avaient été interpellés et placés sous contrôle judiciaire en mars 2016 dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes. Ils se présentent comme un groupe d'amis partageant la volonté de "faire bouger la scène musicale", sans avoir accès aux armes. Devant le juge d'instruction, ils ont indiqué qu'en cinq ans, leurs rassemblements n'avaient engendré aucun débordement.

Le juge d'instruction marseillais note que ce groupement est "connu pour prôner une idéologie néo-nazie et la suprématie de la race blanche sous couvert de musique (...) et d'activités sportives (...) dont l'exhibition et la pratique étaient interdites en France compte tenu de leur violence".

Un groupe issu du mouvement skinhead


Ce groupuscule tire sa devise "Sang et Honneur" de celle des jeunesses hitlériennes "Blut und Ehre". "Vitrine légale", Blood and Honour Hexagone organisait dans la région lyonnaise plusieurs évènements chaque année liés à la musique rock "patriote".

Des affiches suprémacistes et du matériel de propagande néo-nazie ont été saisis à l'occasion des contrôles opérés à l'issue des concerts et "conventions". Lors des rassemblements et concerts, organisés dans des salles des fêtes réservées sous un faux motif, des saluts nazis étaient pratiqués.

Saluts nazis, incendies de drapeaux et croix gammées 


A l'issue d'un  concert organisé en mars 2016 dans un village de l'Isère, les gendarmes avaient contrôlé 393 personnes dont 68 relevaient d'une fiche S "droite radicale". Dans l’ordinateur du chef du groupe, une vidéo filmée lors d'un rassemblement montrait l'incendie de drapeaux israélien et algérien tandis qu'une croix gammée était exhibée. Un texte datant de 2013 appelait à "reconquérir la terre de nos ancêtres et non de l'abandonner aux chiens d'Israël et aux fils d'Allah".

Blood and Honour Hexagone a été dissout en juillet par le conseil des ministres en réponse à une recrudescence des actes antisémites et antimusulmans. La date du jugement n’est pas encore connue.
 

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