Marine Le Pen s'adresse au monde rural à la Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir

Marine Le Pen en meeting à La Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir dans le cadre de sa campagne présidentielle. / © MaxPPP-Julien de Rosa
Marine Le Pen en meeting à La Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir dans le cadre de sa campagne présidentielle. / © MaxPPP-Julien de Rosa

La candidate du Front National est en meeting à la Bazoche-Gouet en Eure-et-Loir ce lundi 3 avril. Marine Le Pen a fait des agriculteurs et de la "France des oubliés" l'une des priorités de sa campagne présidentielle. En terre eurélienne, elle veut s'adresser à la France rurale. 

Par Fabienne Marcel

Marine Le Pen s'est rendue ce lundi 3 avril à la Halle-Champêtre de La Bazoche-Gouet (Eure-et-Loir) dans le cadre de sa campagne présidentielle. 

La leader du Front National s'en est pris lundi en Eure-et-Loir au candidat d'En Marche, Emmanuel Macron, estimant qu'il "insultait le peuple et la France", suite à son discours prononcé à Marseille samedi après-midi.

Quand je vois tout l'espoir que vous placez en la France, je ne peux supporter les paroles méprisantes que l'on dit sur vous,

La Bazoche-Gouet est une petite commune rurale de 1.200 habitants situé dans le Perche où le Front national enregistre des scores très importants.
Lors de son meeting à Marseille samedi, Emmanuel Macron avait déclaré à ses soutiens:

Je veux que nous soyons le vote du coeur, le vote de l'enthousiasme, le vote de l'espérance et que nous chassions loin de cette campagne, loin du pays, le partide la haine, celui du mépris, celui du repli et de tous ceux qui nous font tellement honte.

"Je ne peux plus supporter d'entendre M. Macron dire qu'il faudrait vous chasser, vous les patriotes, vous chasser de votre propre pays. On n'insulte pas comme ça le peuple, M. Macron", a scandé Mme Le Pen, applaudie à tout rompre, tandis que le millier de participants du public reprenait en choeur :

On est chez nous.

"Comment M. Macron peut-il tenir de si abjects propos sur les patriotes et les amoureux de la France que vous êtes, que nous sommes, lui déjà qui avait insulté la France en disant qu'elle avait commis un crime contre l'humanité en Algérie?",
s'est-elle interrogée. "Comme si le mépris de la France était à tous leur seule boussole, voila qu'il vous menace directement. On ne parle pas ainsi aux Français,
M. Macron, même s'ils ne pensent pas comme vous", a ajouté la dirigeante du FN. En fin de matinée, Marine Le Pen s'était offert un bain de foule très dense sur le marché de Lencloître, petite commune rurale proche de Châtellerault (Vienne),
dans un territoire où le vote FN a largement dépassé la moyenne nationale au cours des derniers scrutins. Malgré un important cordon de sécurité, certains curieux ont pu obtenir un selfie avec la candidate, qui a une nouvelle fois attaqué ses adversaires: "Les autres candidats ne sont que dans les grandes villes. Moi, j'ai fait des meetings dans des petits villages, des Français qui n'ont jamais vu un candidat venir les voir, et bien c'est ma place, je suis là au milieu des Français que je veux défendre".


Le FN veut "remettre en cause les régimes spéciaux" de retraites

La députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen a affirmé ce lundi3 avril sur France Culture que le FN souhaitait "évidemment remettre en cause les régimes spéciaux" de retraites, "extrêmement chers" et "qui ne se justifient plus".

Nous souhaitons remettre en cause évidemment les régimes spéciaux qui sont aujourd'hui extrêmement chers et qui ne se justifient plus au regard de l'évolution des métiers qu'ils concernent,

a affirmé cette membre du conseil stratégique de campagne de Marine Le Pen. Cette mesure ne figure pas dans les 144 engagements présidentiels dévoilés par la candidate FN à la présidentielle début février.Elle a explicité plusieurs mesures concernant l'emploi et les retraites : "Nous maintenons la durée légale à 35 heures pour permettre aux Français de continuer à être payés efficacement en heures supplémentaires majorées et défiscalisées, (...) nous souhaitons en parallèle encourager les renégociations par branche pour ne pas perturber violemment l'organisation du travail en France et pour pouvoir s'adapter en fonction des besoins des filières", a-t-elle dit. Avec le projet FN, "vous pouvez partir à 60 ans si vous avez fait vos 40 annuités pleines. Aujourd'hui en France, dans la plupart des cas, cela amènera les gens à la retraite à 63 ans ou à 65 ans car les gens travaillent plus tard", a souligné celle qui est souvent considérée comme la cheffe de file du courant libéral du parti.


Le compte-rendu en live de notre envoyé spécial Florent Carrière



 

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