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Trois blessés à Tours, marche sans incidents à Châteauroux : le bilan de l'acte XII des gilets jaunes

A Tours, lors de l'acte XII des gilets jaunes. Une femme avec un bonnet de Marianne se tient devant une banderole. / © Denis Ganay / France 3 Centre VDL
A Tours, lors de l'acte XII des gilets jaunes. Une femme avec un bonnet de Marianne se tient devant une banderole. / © Denis Ganay / France 3 Centre VDL

A l'acte XII, le mouvement des gilets jaunes continue de mobiliser. Le rassemblement censé fédérer le grand Ouest avait lieu hier à Tours, ainsi qu'une plus petite manifestation à Châteauroux. Aucun incident à déplorer lors de cette dernière. Le bilan à Tours est de trois blessés. 

Par Yacha Hajzler

Un préfet qui remercie les organisateurs d'une manifestation de gilets jaunes, pas banal ! Thierry Bonnier a pourtant salué dans un communiqué "les précautions prises par les organisateurs" de la marche qui a eu lieu à Châteauroux pour l'acte XII. 
 

A Châteauroux, les gilets jaunes assurent l'ordre


Difficile de trouver un terrain d'entente sur le nombre de manifestants présents : la préfecture dit 1300, plus de 1500 selon la presse. L'un des organisateurs, Christophe S, se montre lui "sûr et certain" d'avoir rassemblé plus de 3000 personnes. 

Ce qui est unanime en revanche, c'est le déroulement très pacifique de cette manifestation. Quelques poubelles brûlées, quelques jets de cailloux mais aucun affrontement, et aucun blessé. "On avait une stratégie différente, souligne Christophe S. C'est une manifestation déclarée, déjà, ça change beaucoup de choses. Et c'est une stratégie qui a payé, puisqu'il n'y a ni blessé, ni casse, ni affrontements." 

Un service d'ordre composé de gilets jaunes eux-mêmes ont contribué à canaliser les éventuels débordements et à désamorcer les tensions. 
 

A Tours, quelques dégâts matériels


A Tours, la manifestation n'avait pas été déclarée. La préfecture compte 1850 manifestants, nos confrères sur place un peu plus de 3000, et les organisateurs 6000 personnes. Sur les pages Facebook de gilets jaunes, certains se montrent un peu déçus : "Faut être réaliste...pour un rassemblement grand ouest, on s attendait à beaucoup plus...", commente un internaute.

Une vidéo du cortège a été postée sur le groupe d'information des gilets jaunes du 37, où l'on peut voir "presque tout le cortège" progresser dans les rues de la ville. Une grande partie de la mobilisation a été très calme, mais les choses se sont compliquées en fin d'après-midi. 
 

"Les tensions ont débuté devant la préfecture, où une centaine de manifestants est venue provoquer les forces de l’ordre (jets de projectiles). Ces mêmes individus se sont ensuite dirigés vers la rue Etienne Pallu pour, de nouveau, provoquer les forces positionnées. Certains individus ont pris pour cible le magasin des Galeries Lafayette, nécessitant l’évacuation des 70 salariés confinés à l’intérieur", relate la préfecture dans un communiqué. 

Christelle, l'une des organisatrices de la manifestations, explique : "De notre côté, on a à déplorer des tags, et des bars saccagés au niveau des galeries Lafayette. Ce sont des gens extérieurs à la manifestation, et on les a arrêtés nous-mêmes dès qu'on a vu que les choses commençaient à partir. Les gens de la galerie nous ont remercié, d'ailleurs, mais il y avait déjà des dégâts." 


Des blessés légers et une "interpellation injustifiée"


La préfecture indique la présence de trois blessés, des informations confirmées par la manifestante. Selon Christelle, l'un des blessés est simplement tombé. Une autre, une personne âgée, a reçu un projectile lancé côté manifestant, mais n'a été touchée que superficiellement. Un homme, en revanche, a été blessé plus sérieusement à la tête et évacué vers l'hôpital Trousseau. 

Selon notre journaliste sur place, il aurait reçu une grenade lacrymogène, ou un débris de celle-ci, sur le crâne. L'organisatrice n'a pas pu confirmer ses faits, et on ignore de quel côté le projectile a été lancé, même s'il ne semble pas qu'il vienne du cortège. 

Christelle dénonce, en revanche, une "interpellation injustifiée". "Il était passé 19h, la personne evait les bras, elle ne faisait rien. La BAC est arrivée, la personne s'est fait matraquer et interpeller. Ils ont aussi lancé des grenades de désencerclement, alors qu'ils n'étaient qu'une dizaine."

Une autre vidéo semble avoir été tournée au moment de cet incident. Si l'interpellation n'est que très peu visible, au loin, on peut cependant constater le jet de lacrymogène au milieu d'un espace loin d'être bondé, et de manifestants loin d'être agressifs.
 

Tours : nos images du cortège



NB : Le visage de la personne réellement blessée a été flouté, afin de préserver son intégrité et sa dignité. Cette photo peut cependant choquer les plus sensibles. 

L'autre personne, apparemment blessée, porte en fait un faux bandage, en hommage aux gilets jaunes blessés lors des manifestations. 

Ces images ont été décrites à l'intention des personnes aveugles ou malvoyantes. 
 

Dans le cortège de Tours, l'oeil de Denis Ganay

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