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Glyphosate : l'herbicide controversé bien répandu en région Centre-Val de Loire

Les ventes annuelles de substance active de glyphosate sont situées entre 100 et 200 tonnes dans la région voire 260 tonnes pour l’Indre-et-Loire. / © PHILIPPE HUGUEN AFP
Les ventes annuelles de substance active de glyphosate sont situées entre 100 et 200 tonnes dans la région voire 260 tonnes pour l’Indre-et-Loire. / © PHILIPPE HUGUEN AFP

Les représentants des Etats membres de l'UE ne se sont pas encore prononcés sur le sort du glyphosate dont la licence expire en décembre. Le Centre-Val de Loire est l'une des régions qui consomme le plus de cet herbicide controversé.

Par JB avec AFP

La saga du renouvellement de la licence du glyphosate dure depuis plus de deux ans dans l’Union Européenne et le vote attendu ce mercredi 25 octobre a finalement été reporté « sous peu » sans préciser de date. Le temps presse car la licence de l’herbicide controversé expire en décembre.

Le glyphosate, que l’on trouve notamment dans le Roundup de Monsanto, est considéré comme cancérogène probable et fait polémique au sein de l’Union. Plusieurs Etats membres, France, Autriche, Italie en tête, ont affirmé publiquement leur opposition à une autorisation valable pour encore 10 ans. L'ONG environnementale Greenpeace a aussi fait entendre la voix des 1,3 million d'Européens qui ont signé une pétition contre l'herbicide.

260 tonnes par an en Indre-et-Loire

En attendant la disparition progressive du glyphosate se pose la question d’une alternative viable à l’herbicide le plus utilisé en Europe et plébiscité pour son efficacité et son faible coût. En région Centre-Val-de-Loire, les ventes annuelles de substance active sont situées entre 100 et 200 tonnes voire 260 tonnes pour l’Indre-et-Loire. Seul le Loir-et-Cher a une consommation annuelle inférieure à 100 tonnes. (Moyenne 2011-2013, source : association robin des bois). 


Pas d'alternative au glyphosate selon les agriculteurs

En Touraine, le principal syndicat d’agriculteurs (UDSEA), se mobilise pour défendre le glyphosate. Les agriculteurs affirment n'avoir aucune autre solution pour travailler la terre.

« Toute interdiction sans alternative durable a un impact économique direct qui augmente les coûts de production. Est-ce que, en contrepartie, le gouvernement a la possibilité d’augmenter les prix ? Chacun sait que non : la France et l’Europe ont une économie agricole ouverte aux marchés mondiaux », indique l’UDSEA dans une lettre à l’attention des députés tourangeaux.

Les eurodéputés appellent aussi à aider les cultivateurs pour trouver une alternative viable au glyphosate. Ils se sont exprimés en faveur d'une disparition progressive de la substance dans l'UE d'ici fin 2022. Ils se basent sur une étude du centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a classé la substance "cancérogène probable" en 2015.

 

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