Impôt 2024 : tout ce qui change cette année pour votre déclaration

C'est bientôt l'heure de se préoccuper de sa déclaration de revenus. A partir du 11 avril, vous pourrez déclarez vos revenus, mais attention, quelques changements cette année, notamment à cause de l'inflation. Des mesures plutôt favorables pour les ménages français. On vous explique tout.

Comme chaque année au printemps, il est déjà l'heure de se préoccuper de votre déclaration d'impôts. À partir du 11 avril, les Français devront vérifier leur déclaration préremplie et la renvoyer en ligne ou en version papier. Un moment toujours un peu douloureux pour le porte-monnaie. Mais bonne nouvelle, l'inflation a été prise en compte cette année

Une revalorisation de 4,8% des barèmes pour coller à l'inflation

Avec une inflation de 4,9% en 2023, les Français subissent une réelle baisse de leur pouvoir d'achat. Si de nombreuses entreprises ont joué le jeu et augmenté les salaires de leurs employés, il aurait dû en résulter une hausse des impôts sur le revenu, voire le passage à une tranche supérieure. Pour ne pas pénaliser une nouvelle fois le pouvoir d'achat, le gouvernement a annoncé une indexation du barème progressif de l'impôt sur le revenu sur l'inflation. En effet, pour coller au mieux à la hausse du coût de la vie, les seuils ont été relevés pour 2023 de 4,8%. Concrètement, une personne seule aura un seuil d'imposition de 11 295 euros cette année contre 10 777 euros l'année dernière. Et cette revalorisation concerne aussi la décote accordée aux ménages les plus modestes, l'abattement accordé aux plus de 65 ans et aux invalides à faibles revenus ou encore la déduction forfaitaire de 10% sur les salaires, l'abattement sur les pensions de retraite ou d’invalidité, le plafond des charges déductibles et les économies d’impôts liés aux enfants à charge. 

Une revalorisation qui aura un coût pour les finances publiques : "six milliards d'euros de manque à gagner" selon le ministre de l'économie, Bruno le Maire.

Les dons encouragés via les impôts sur le revenu

Pour encourager toujours plus les dons aux associations qui sont déductibles sur les impôts et permettent à des associations de mener à bien leurs actions, plus d'associations seront éligibles à la déduction d'impôts. En plus des associations caritatives (avec des dons déductibles à 75%) et des organismes d'intérêt général (déductibles à 66%), vous pourrez en 2024 déduire des versements des associations féministes qui militent en faveur de l'égalité homme femme avec un taux déductible de 66%. Autre nouveauté, les dons à la fondation du patrimoine, jusqu'ici déductible à hauteur de 66% peuvent désormais l'être à 75%, s'ils ont été effectués entre le 15 septembre et le 31 décembre et qu'ils servent à la restauration d'édifices religieux en péril.

Pas de coup de pouce sur les frais kilométriques

Malgré des prix à la pompe toujours élevés, les contribuables qui déclarent leurs frais réels ne verront pas cette année le barème des frais kilométrique évoluer. Après deux ans de hausse, l'état fige cette année le barème. Il faudra donc sortir la calculatrice pour vérifier si le régime réel ou l'abattement forfaitaire de 10% sera le plus intéressant dans votre situation.

Déclaration sur les biens immobiliers toujours obligatoire

Instaurée en 2023, la déclaration sur les biens immobiliers reste en vigueur et doit accompagner la déclaration des impôts. Mais si votre situation n'a pas changé depuis l'année dernière vous n'aurez pas de démarche supplémentaire à faire dans votre déclaration. Autre nouveauté cette fois sur la forme, il est désormais possible de remplir sa déclaration directement via l'application mobile Impot.gouv

Des pénalités pour les retardataires

Vous aurez entre six et huit semaines pour remplir votre déclaration. Pour le département du Cher, la date limite de déclaration en ligne est fixée au 23 mai 2024, pour l'Eure-et-Loir, l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher et le Loiret, vous aurez jusqu'au 30 mai. Des dates qu'il ne faudra surtout pas manquer car les impôts seront majorés d'une pénalité en cas de retard. La majoration sera de 10% en l'absence de mise en demeure, 20% en cas de dépôt tardif de la déclaration dans les 30 jours, 40% si elle est déposée après 30 jours suivant la réception d'une mise en demeure. À cela s'ajoutent des intérêts de retard qui s'élèvent à 0,2% de l'impôt dû par mois de retard.

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