Indre-et-Loire : la députée Sophie Auconie abandonne son mandat pour raisons de santé

Très active sur la question des violences faites aux femmes, ou encore d'accès à l'eau, la députée de l'Indre-et-Loire Sophie Auconie a annoncé ce 16 février qu'elle renonçait à son mandat.

Sophie Auconie à l'Assemblée Nationale, en juin 2020.
Sophie Auconie à l'Assemblée Nationale, en juin 2020. © MAXPPP

"Passionnante, franche, concrète et compétente", "toute ma sympathie et mon respect républicain", "une sacrée personnalité, doublée d'une bienveillance permanente", "une des seules chez qui j'ai senti une sincérité"... Les éloges pleuvent sur la députée d'Indre-et-Loire, Sophie Auconie, qui a annoncé ce 16 février qu'elle renonçait à son mandat pour raisons de santé.

"A la fois, ça me fait plaisir, évidemment, qu'on reconnaisse mon sens de l'engagement, à l'Assemblée mais aussi dans ma circonscription. Et en même temps, ça me rend encore plus triste. Je me dis que tous ensemble, on aurait pu encore faire des choses de qualité" confie Sophie Auconie, contactée par France 3.

"Malgré les soins, il est aujourd’hui, difficile de conjuguer ma convalescence et mon engagement politique. Consciente de la nécessité de consacrer plus de temps à ma propre santé, je suis naturellement arrivée à la conclusion difficile que la démission de mon siège de Députée, s’imposait" écrivait-elle ce 16 février dans une lettre ouverte.

Sophie Auconie, une travailleuse transpartisane

Violences faites aux femmes, problématiques liées à l'eau, sport, politique européenne... La députée UDI est reconnu pour son engagement et a souvent donné de la voix, à l'Assemblée comme en commission.

Membre du groupe "les Constructifs" à l'Assemblée, Sophie Auconie est aussi appréciée de ses collègues pour son travail transpartisan. C'est d'ailleurs, selon elle, l'une des plus grandes fiertés de son mandat. "C'est le lien que j'ai tissé avec l'ensemble des acteurs de ma circonscription, de manière totalement transpartisane, et c'est sincère. J'ai reçu des témoignages d'amitiés d'acteurs de mon territoire qui ont toujours défendu Marisol Touraine [son adversaire aux législatives, ndlr], mais qui ont reconnu le respect avec lequel nous avons mené une campagne propre et digne en 2017, et aujourd'hui mon engagement, sans regarder les couleurs politiques, pour aller dans le sens de mon territoire avant tout."

Le train hydrogène, "ma plus belle victoire"

La seconde chose qui lui vient à l'esprit, c'est ce projet, plus local, du train à hydrogène entre Tours et Loches. la députée est une de premières à avoir soutenu le projet, en 2017. "Je suis passé pour une douce rêveuse, pour ne pas dire frappée de folie, se remémore l'élue. Finalement, aujourd'hui, la région dit oui pour une expérimentation, et j'ai le sentiment qu'on va finir par le voir arriver. C'est ma plus belle victoire."

Plus députée, toujours engagée

Ce 18 février, Sophie Auconie défendra son dernier texte à l'assemblée sur un de ses sujets d'expertise : la lutte contre la pédocriminalité et les violences sexuelles entre enfants. Si elle ignore encore qui la remplacera à l'Assemblée, elle espère un candidat "qui corresponde à ma vision du territoire, je veux lui passer tous mes dossiers, donc quelqu'un avec qui je partage une communauté d'intérêts, de destin, même".

Si Sophie Auconie n'est plus députée, elle ne sera pas non plus désoeuvrée. Le président de l'Assemblée Nationale, Richard Ferrand, l'a désignée vice-présidente de l'Autorité de régulation des transports. "C'est un grand honneur, un vrai gage de confiance. Le président de l'Assemblée sait que je suis une bosseuse, que j'ai le sens des responsabilités, de la chose publique, et il me permet de continuer à oeuvrer sans cette pression politique que l'on subit quand on est députée. J'en suis très flattée, honorée, et très heureuse" remercie-t-elle.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique nos élus à la loupe