Municipales 2020 : à Joué-lès-Tours, quels candidats dans la deuxième ville d'Indre-et-Loire ?

Élu en 2014, le maire sortant Frédéric Augis devrait se présenter à nouveau début 2020. / © Nicolas Rimbaux / Maxppp
Élu en 2014, le maire sortant Frédéric Augis devrait se présenter à nouveau début 2020. / © Nicolas Rimbaux / Maxppp

Vincent Tison, tête de liste de "la Ville au Coeur" pour les municipales 2020, a dû se retirer ce 13 novembre pour raisons de santé. Quels candidats sont en lice pour emporter la mairie de la deuxième commune d'Indre-et-Loire ?

Par Bertrand Mallen

Dans un message privé adressé le 13 novembre au soir aux adhérents de la liste de gauche "la Ville au Coeur", Vincent Tison annonçait renoncer à conduire la liste aux élections municipales de 2020, pour raisons de santé. Francis Gérard, ancien adjoint au sport sous le précédent maire, Philippe le Breton, est désormais pressenti pour reprendre la tête de la liste de gauche.

Forte de près de 38 000 habitants, Joué-lès-Tours est la deuxième commune d'Indre-et-Loire en termes de population, et représente un enjeu politique et social majeur en banlieue de Tours. Si tous les candidats ne se sont pas encore déclarés, les favoris et les outsiders de l'échiquier politique local sont cependant bien connus.

 

Francis Gérard : le vétéran remet le couvert

Ancien secrétaire fédéral du Parti socialiste d'Indre-et-Loire et professeur d'histoire-géographie à la retraite, Francis Gérard termine son quatrième mandat de conseiller municipal. Après la victoire de Vincent Tison aux primaires en mars 2019, Francis Gérard déclarait vouloir se mettre en retrait de la liste et suivre les municipales en "spectateur attentif". Ce plan paraît compromis.

Avec son retour probable en meneur de liste, il fait donc figure de vétéran de la politique municipale, et pourra compter sur son expérience pour faire la différence. Bien qu'il soit une figure historique du PS d'Indre-et-Loire, la liste se définit cependant comme un rassemblement plus large de la gauche et des écologistes, comme l'a précisé à nos confrères de France Bleu le président de l'association "la Ville au Coeur", le conseiller régional Mohamed Moulay.

 

Frédéric Augis, le maire sortant

Bien installé, le maire sortant (LR) Frédéric Augis ne s'est pas encore officiellement déclaré. Il n'y a cependant pas beaucoup de suspense autour de sa candidature, qu'il devrait déposer début 2020.. Élu sous l'étiquette LR en 2014, Frédéric Augis succède au maire PS Philippe le Breton. Mais il finit par rompre en janvier 2019 avec son parti, alors dirigé par Laurent Wauquiez, dans lequel il ne se reconnaît plus. S'il doit se présenter sans étiquette, le deuxième vice-président de Tours Métropole restera probablement le choix des électeurs de droite pour les élections municipales.

 

LREM parie sur les transfuges, le RN à la traîne

Provenant de "la Ville au Coeur", Laurence Hervé s'est alliée avec l'ancien premier adjoint de la majorité Jean-Christophe Turot et a reçu l'investiture du parti présidentiel LREM. La liste des "Libres citoyens" espère attirer à elle des partisans du centre, mais aussi des ex-PS et des membres de la droite locale. "N'étant pas sectaire, j'apprécie les qualités humaines des personnes en dehors de leurs sensibilités politiques", note d'ailleurs Laurence Hervé sur le site de l'association.

Quant au Rassemblement national, qui a récolté 19% des votes aux élections européennes à Joué-lès-Tours, il peine désormais à trouver une équipe locale. Sa représentante à Joué-lès-Tours, la conseillère régionale Véronique Péan, est donc encore loin de pouvoir déposer officiellement sa candidature.

 

L'outsider : Drice Benama pour l'UDMF

Habitant du quartier de la Rabière, Drice Benama souhaite porter au conseil municipal "la voix des quartiers populaires". Âgé de 48 ans, né à Joué-lès-Tours, Drice Benama espère bien s'attacher les voix de ceux qui ne se sentent plus entendus par les partis traditionnels lors des élections. Créditée de 1,05% des suffrages en 2014, soit 123 voix, l'UDMF inquiète déjà plusieurs figures de droite sur le plan national, à l'image du député du Loir-et-Cher Guillaume Peltier, qui la décrit comme un parti "communautaire" et l'imagine déjà rassembler "300 000 voix".

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