Indre-et-Loire : la collision d'un ULM et d'un avion de tourisme au-dessus de Loches fait 4 morts et un disparu

Cinq passagers sont décédés lors d'un crash aérien au-dessus de Loches, ce 10 octobre. 

L'endroit où les restes de l'ULM ont été retrouvés, sur la clôture d'une maison de Loches.
L'endroit où les restes de l'ULM ont été retrouvés, sur la clôture d'une maison de Loches. © Luc Pérot / France Televisions
Un ULM et un avion de tourisme sont entrés en collision au-dessus de Loches ce 10 octobre. Les deux appareils "se sont télescopés aux alentours de 16H30-17H00, le premier atterrissant sur la clôture d'une maison à Loches, sans faire de victime supplémentaire, le second à plusieurs centaines de mètres dans un secteur non habité", a indiqué à l'AFP Nadia Seghier, secrétaire générale de la préfecture d'Indre-et-Loire.
 

Un cinquième passager toujours disparu


Alors que la préfecture avait d'abord fait état de 5 décès, le procureur de la République, Grégoire Dulin, a précisé que "deux corps ont été retrouvés dans l'ULM et deux autres dans l'avion". "Une personne qui serait tombée, sans doute de l'avion, n'a pas été retrouvée", a-t-il ajouté, précisant que l'avion s'était écrasé dans un arbre à un endroit difficile d'accès. L'appareil est en effet tombé dans une zone inhabitée, dans le secteur du Haut Jarry. L'ULM, lui, s'est écrasé sur la clôture d'une maison à moins de 2km du centre-ville.

"Le pilote de l'avion a 75 ans, ses deux passagères 28 et 30 ans. Le pilote de l'ULM a 66 ans et sa passagère 50 ans", a précisé M. Dulin, ajoutant qu'il n'y avait "pas de lien de parenté" entre ces personnes. Selon le procureur, l'ULM a décollé de Châtellerault (Vienne) à 15h15, et l'avion Robin DR 400 de Poitiers à 15h00. Leurs occupants profitaient d'un ciel dégagé pour survoler les châteaux de la Loire. 

Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire. Elle a été confiée à la brigade de gendarmerie des transports de Roissy et de Brest, ainsi qu'au groupement de gendarmerie d'Indre-et-Loire.
 

"J'ai entendu un grand boum"


Après la constitution d'une cellule psychologique, les familles des victimes étaient attendues à Loches dans la soirée du 10 octobre. La maison des associations a été ouverte, et transformée temporairement en chapelle funéraire. Selon les témoins, la recherche du dernier passager et les nécessités de l'enquête ont transformé le quartier en zone bouclée durant de nombreuses heures. Une cinquantaine de pompiers et de gendarmes étaient toujours sur place à 21h30. 

Selon un témoignage recueilli par l'AFP,  l'ULM a atterri sur le compteur électrique de l'habitation inoccupée et a pris feu. "J'ai entendu un grand boum puis peu de temps après les sirènes", rapporte Robert, un voisin du lieu du crash de l'ULM, qui n'a pas vu les aéronefs. Juste en surplomb, Geneviève Allouard-Liebert se trouvait dans sa cour quand elle a entendu "comme un grand choc" avec son mari, puis a vu un homme tomber de l'avion dans un pré, faisant une chute de plusieurs dizaines de mètres. L'aéronef volait au ras des habitations, selon eux."C'est un accident improbable et incroyable dans le ciel de Loches, où il n'y a jamais de trafic aérien", a réagi Marc Angenault, maire de Loches. Selon l'élu, le soleil rasant de la fin d'après-midi a peut-être ébloui l'un des pilotes. Une hypothèse, en attendant d'en savoir plus sur les raisons de ce dramatique téléscopage. 
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