Soieries Jean Roze à Saint-Avertin : renouer avec un passé prestigieux, faire évoluer les métiers, viser l’international

Publié le Mis à jour le
Écrit par Theophile Mbaka .

Placé en 2018 en redressement judiciaire, les Soieries Jean Roze ont été achetées par Arnaud Lebert, un jeune chef d’entreprise venu du monde de la publicité et de la communication. Son ambition ? Redorer le blason de cette ancienne manufacture qui en 2020 a fêté ses 360 ans.

Le PDG foisonne d’idées et de projets.

"L’idée c’est de faire évoluer cette entreprise à être plus contemporaine. C’est pourquoi nous avons créé une collection qui s’appelle Jardin des Simples. Concilier le tissage de la soie avec des matières végétales comme le chanvre, le lin, ou le bambou…"

"80% de notre chiffre d’affaires c’est à l’international"

"Les États-Unis sont un marché où nous voulons pénétrer de manière forte. On oublie que Tours a jadis été la Capitale du ver à soie en France par une lettre patente de Louis XI en 1470 au Château d’Amboise.

Le roi n’arrivait pas à faire une manufacture à Lyon et a choisi Tours. La ville a accueilli des soyeux italiens pour créer la première manufacture. Entre ceux qui plantaient des mûriers, les sériciculteurs, la filature et le tissage, on arrivait à une filière totale".

L’idée c’est de relancer cette activité en ayant une soie Made in Tours.

 Après une sévère cure d’amaigrissement, les Soieries Jean  Roze ont retrouvé le chemin de la croissance et renoué avec les bénéfices.

Le reportage réalisé dans la soierie : 

 

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