Appel à contribution pour une étude sur la perception et le comportement des Français à l'égard du coronavirus

© Nik Shuliahin / Unsplash
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Le laboratoire Vallorem de l'Université de Tours collabore actuellement avec les Universités de Montpellier, Reims, et Nantes, pour mener à bien une étude sur la perception et le comportement des Français à l’égard du coronavirus. Chacun est appelé à y participer, de manière anonyme.
 

Par Christelle Chapiotin

Véronique Plichon, professeure des Universités, fait partie des 52 chercheurs qui travaillent au laboratoire VALLOREM - Val de Loire Recherche en Management, à l’Université de Tours.  

Spécialisée dans le domaine de la santé, elle a eu l’idée, avec plusieurs collègues des Universités de Montpellier, Reims, et Nantes, de mettre ses compétences au service de la lutte contre le covid-19.

Il s’agit de prendre du recul par rapport à ce qui se passe actuellement, pour mieux gérer les futures pandémies qui risquent d’apparaitre.

Pour ce faire, cette équipe de chercheurs a élaboré une étude sur la perception et le comportement des Français à l’égard du coronavirus, disponible notamment sur la page internet covid-19 de l’Université de Tours.

"Nous recherchons des personnes souhaitant répondre à cette étude longitudinale"

Un appel à contribution vient d’être lancé sur les réseaux sociaux, par l'Université de Tours notamment. L'intérêt est que de nombreuses personnes y répondent, de façon à ce que les scientifiques disposent d'un maximum d’éléments, pour rendre une analyse la plus fine possible.
L’idée est de parvenir à ressortir une tendance, à découvrir quels sont les freins et les motivations qui nous poussent à avoir un comportement donné, à un temps donné.

Cette étude s'inscrit dans le temps, avec toujours cette volonté de savoir à quels moments les gens vont avoir tendance à stresser, flancher ou, au contraire, se rassurer.

Notre objectif est de comprendre en profondeur, sur une longue durée, les comportements, et de ne pas partir du principe que la rationalité ou la logique déterminent toujours nos façons d'agir.

"Nous avons déjà eu beaucoup de retours positifs", se réjouit Véronique Plichon, "et même quelques suggestions comme l’impact des médias ou des injonctions contradictoires".

Cela donne de nouvelles pistes de travail à ces scientifiques désireux d'apporter leur savoir-faire, et de participer, à leur façon, à la lutte contre le coronavirus.

Pour les aider dans leur démarche, n'hésitez pas à remplir les questionnaires sur toute la durée de l'étude, "la tendance longitudinale est très importante", rappelle la chercheuse tourangelle.

N'oubliez pas de vous rendre régulièrement sur la page spéciale covid-19 de l'Université de Tours, où vous trouverez chacun des questionnaires en temps voulu.

 

Une étude anonyme, en quatre phases

​​​​​​Pour participer, de façon entièrement anonyme, rien de plus simple, il suffit de répondre à un questionnaire, en quatre temps :

  • Phase 1 : au moment du lancement, le 15 mars, sur les ressentis du moment vis-à-vis du covid-19 et des décisions prises par le gouvernement.

 

  • Phase 2 : au pic d'épidémie. C'est le questionnaire proposé au moment voulu, selon l'évolution de la situation dans chacune des régions.

 

  • Phase 3 : à la fin de la maladie.

 

  • Phase 4 : trois mois après la fin de la maladie.

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