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“L'hôpital de mon Doudou” : à Tours, l'hôpital Clocheville veut rassurer ses petits patients avant les examens

Avec la peluche Toudou et une IRM miniature, le manipulateur en radiologie Gauthier Binninger explique à Nathan, 6 ans, les différentes étapes de cet examen quelque peu anxiogène. / © Image France3 CVDL
Avec la peluche Toudou et une IRM miniature, le manipulateur en radiologie Gauthier Binninger explique à Nathan, 6 ans, les différentes étapes de cet examen quelque peu anxiogène. / © Image France3 CVDL

Le service de radiologie pédiatrique de l'hôpital Clocheville, à Tours, teste un nouveau dispositif baptisé "l'hôpital de mon Doudou".
Les espaces sont réaménagés et décorés, mais c'est surtout avec un ours en peluche, Toudou, et une IRM miniature, que l'hôpital compte rassurer les petits patients.

Par Patrick Ferret, France3 CVDL

Passer une IRM peut être très anxiogène, notamment pour les enfants. La séance peut durer jusqu'à une heure, la position n'est guère confortable et les bruits, surtout, sont impressionnants.

L'hôpital de mon Doudou est un projet associatif porté par l'association Pharmavie, en collaboration avec le personnel de l'hôpital Clocheville. Il vise à rassurer les enfants -et les parents, par la même occasion- avant les examens les plus angoissants.

Le dispositif, en fait, est assez simple : une peluche baptisée Toudou est confiée à l'enfant, et le déroulement de l'IRM lui est expliqué par un manipulateur en radiologie grâce à une installation miniature. Le petit patient installe lui-même Toudou dans la machine factice et découvre les différentes étapes de l'examen.
 
Avec Toudou bien serré contre lui, Nathan est parfaitement détendu en s'installant pour passer l'examen / © Image France3 CVDL
Avec Toudou bien serré contre lui, Nathan est parfaitement détendu en s'installant pour passer l'examen / © Image France3 CVDL

L'enfant conserve sa peluche durant l'IRM et, plus détendu, il va moins bouger au cours de l'examen, ce qui est précieux aussi pour le personnel médical, comme l'explique le docteur Baptiste Morel, chef du service de radiologie pédiatrique :

L'intérêt de ce projet est de permettre aux enfants et aux parents de mieux comprendre l'examen, d'être moins impressionnés en entrant dans la salle et donc plus sereins pour passer l'IRM. On obtient des images de meilleure qualité si l'enfant bouge moins et ainsi l'examen est plus court

A l'issue de l'examen, on explique à l'enfant qu'il s'est bien occupé de Toudou pendant l'IRM, qu'il peut donc le garder et l'emporter chez lui.

A l'hôpital Clocheville, 2000 IRM et 1000 scanners sont réalisés en moyenne chaque année▼ Reportage : Patrick Ferret, Louis Dusmesnel et Marianne Le Roux.

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