Tours : une étudiante décède sur le campus faute de matériel médical de secours

Une jeune femme est morte ce 15 octobre sur le campus de l'université de Tours. Des élèves dénoncent le manque de matériel de secours sur les lieux.

Des étudiants de Tours protestent après la mort de l'une de leurs camarades, faute de matériel.
Des étudiants de Tours protestent après la mort de l'une de leurs camarades, faute de matériel. © Luc Pérot / France Télévisions
Une étudiante est décédée des suites d'une crise cardiaque à l'université de Tours, sur le site de Fromont, ce mercredi 14 octobre dans la matinée. C'est lors de sa pause que la jeune femme de 30 ans s'est effondrée et a perdu connaissance. Ses camarades ont rapidement appelé les secours ainsi que l'université, qui est restée injoignable pendant près d'une heure. Cherchant en vain un défibrilateur, ils décident alors de se relayer pour lui faire un massage cardiaque.

Les secours parviennent difficilement à se rendre sur les lieux du drame : personne ne dispose d'un badge aux alentours et l'ascenseur demeure trop petit pour circuler avec un brancard. Après une heure sur place, ils parviendront à ranimer la jeune femme et à la transférer au CHRU de Trousseau, où elle décédera peu de temps après son admission.
 

Entre colère et incompréhension
 

Les élèves du Master 1 de Sociologie, où étudiait la jeune femme, ont exprimé leur colère dans une lettre adressée à la direction : "Est-ce normal qu'au sein d'un établissement public, nous devions compter sur la bonne volonté individuelle et l'éventuelle formation de secourisme de chacun et qu'aucune prise en charge médicale d'urgence ne soit prévue [...] ?". Le président de l'université a déclaré à France 3 avoir pourtant acheté le matériel nécessaire mais qu'il n'avait pas été placé.

Une demande d'autopsie a été faite pour connaître les circonstances de la mort de la jeune femme, selon le procureur de Tours Grégoire Dulin. L'université a quant à elle ordonné la fermeture temporaire du site de Fromont. Une enquête a été ouverte ce jeudi pour connaître l'origine de ces dysfonctionnements. Une cellule psychologique est mise en place.
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