Tours : les étudiants de la fac des Tanneurs votent le blocus

Comme une petite dizaine de sites universitaires en France, plus de 200 étudiants ont voté l'occupation, mardi 3 avril au soir, du campus de Lettres et Langues de Tours, rue des Tanneurs.
Les cours n'ont pas eu lieu mercredi, dans le campus des Tanneurs à Tours.
Les cours n'ont pas eu lieu mercredi, dans le campus des Tanneurs à Tours. © Etienne Breil
229 étudiants sur les 300 présents dans le site de la rue des Tanneurs de l'université de Tours ont voté, mardi soir, l'occupation du bâtiment jusqu'à vendredi. Trois jours de blocus pour protester contre la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur, comme c'est le cas dans près d'une dizaine d'universités en France.

Depuis mercredi matin, les cours sont annulés et une cinquantaine de personnes occupent le bâtiment, selon les syndicats étudiants Solidaires et l'UNEF. Jeudi, des professeurs se seraient engagés à donner des cours et conférences libres aux étudiants présents.

"Le plan étudiant, on le prend vraiment comme une attaque contre l'université ouverte à toutes et tous", glisse un membre de l'UNEF. Des opérations de tractages vont être menées dans des lycées, pour informer les élèves du secondaire, "les plus touchés par cette réforme""La fac, quand on dit qu'elle est bloquée, elle n'est pas fermée", continue l'étudiant. Les étudiants à l'initiative du blocus se disent ouvert à la participation et à la discussion.

Dans un communiqué publié mardi soir, les étudiants expliquaient leurs motivations à mener des actions sur le site des Tanneurs :

Parce que le modèle que l’on veut nous vendre a montré ses limites partout où il a été mis en place ; parce que nous avons toutes et tous, sans restriction de moyens ou de filières, le droit à des études de qualité et des débouchées non marchandes ; parce que l’Université est un espace où s’acquiert non l’esprit de concurrence ou d’exclusion mais culture et esprit critique :

Nous, étudiant-es de Tours, réuni-es en Assemblée Générale, nous nous déclarons solidaires de tous les étudiant-es en lutte partout en France et de tous les salarié-es du privé/public qui se battent contre la logique similaire du Gouvernement ;

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