Tours : des jardins nourriciers au cœur de la ville

On les appelait autrefois « jardins ouvriers ». Remis au goût du jour, ils sont devenus « nourriciers ». Cinquante-huit parcelles de ces jardins collectifs ont été mises à la disposition des habitants de la Métropole de Tours dans le parc inondable de la Gloriette, en plein centre de Tours.
Les jardins collectifs de la Gloriette permettent, en pleine ville, de développer une alimentation saine, locale et accessible à tous.
Les jardins collectifs de la Gloriette permettent, en pleine ville, de développer une alimentation saine, locale et accessible à tous. © Luc Pérot / France Télévisions
Elisa bine, désherbe, sème. Depuis le printemps dernier, elle cuisine majoritairement ses propres légumes. Une vraie fierté pour cette habitante du quartier qui a redécouvert les charmes du potager, à deux pas de son appartement. Elle est l’une des bénéficiaires des jardins mis à disposition par Tours Métropole.

La Gloriette, c’est le plus grand parc urbain de la métropole tourangelle. A son entrée, à proximité immédiate du centre commercial de l’Heure Tranquille, plus de 6800 m2 ont ainsi été aménagés en jardins nourriciers.

Arrivée d’eau, bac à compost, espace de rangement en bois : chacun de ces lopins de terre offre tout l’équipement nécessaire pour répondre aux besoins des jardiniers. Avec des espaces  communs, aussi, des toilettes sèches, un local technique muni d’un appareillage d’irrigation et une brouette électrique, une marre naturelle, ou encore un verger.
 

Alimentation saine et respect de la biodiversité


Les jardins nourriciers de la Gloriette se veulent respectueux des ressources naturelles et de la vie des sols : recours au compostage, au désherbage manuel ou mécanique, utilisation d’engrais verts sans intrants chimiques. La Métropole envisage même d’installer, courant 2020, des panneaux  photovoltaïques, qui complèteront ces bonnes pratiques du jardinage naturel.

Après les tomates et les haricots verts, les jardiniers de la Gloriette sont aujourd’hui passés aux légumes racine – changement de saison oblige. D’autres ont même aménagé de de petites terrasses fleuries pour partager un moment avec leurs voisins. Offrir des occasions de recréer du lien social, c’est aussi l’une des vertus de ces jardins collectifs.

Le web-reportage de Luc Pérot :
Tours : des jardins nourriciers au cœur de la ville ©Luc Pérot / France Télévisions
 

Futurs jardiniers sur liste d’attente


Le succès de ces jardins a été immédiat. La liste d’attente des demandeurs s’est rapidement allongée. A tel point que la Métropole  tourangelle envisage d’agrandir prochainement cet espace et de créer des parcelles supplémentaires.

La gestion de ces jardins a été confiée à l’association Les éco-jardiniers de la Gloriette. C’est cette association qui attribue les demandes de parcelles et gère les espaces communs. Les jardiniers adhérents sont, quant à eux, invités à participer aux décisions et aux projets de développement.

Bien sûr, on est encore loin de l’autosuffisance alimentaire. Mais cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du projet alimentaire territorial de Tours Métropole a le grand mérite de redonner à ses habitants le goût des aliments naturels.

> Pour pouvoir faire la demande d’une parcelle, les futurs jardiniers doivent résider à moins de 15 minutes en mode de déplacement doux (vélo ou transports en communs). Deux stations de tram desservent le site : L’Heure tranquille et Pont-volant.

> Contact : jardins.gloriette@gmail.com
ou f.barrault@tours-metropole.fr. Téléphone : 02 47 80 11 78

 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
urbanisme aménagement du territoire environnement société écologie