A Châteauroux, un dispositif d'alerte Bluetooth pour lutter contre les violences conjugales

© C. Lacroix - F3CVDL
© C. Lacroix - F3CVDL

Un nouveau dispositif Bluetooth pour aider les victimes de violences conjugales a été remis, ce vendredi 21 février, à plusieurs associations de Châteauroux par le maire de la ville Gil Avérous (LR). Le petit bouton numérique "Monshérif" permet d'envoyer des alertes géolocalisées à des proches.

Par Antoine Belhassen

Châteauroux (Indre) a fait un pas supplémentaire, ce vendredi 21 février, dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Le maire de la ville, Gil Avérous (LR), a remis 20 dispositifs d'alerte "Monshérif" aux associations pour la défense des femmes victimes de violence : Nous toutes 36, ADAVIM, CIDFF, Solidarité accueil.

Celui qui est aussi le président du Centre communal d'action sociale (CCAS) a rapidement montré à l'assemblée comment fonctionne le petit bouton nommé "Monshérif". Le petit outil doit se clipser sur un vêtement ou être glissé dans une poche. Ensuite, il suffit d'installer l'application sur son téléphone et saisir les contacts que l'on veut contacter en cas de problème.

Un seul clic sur le bouton envoie un message rassurant. Deux clics rapprochés envoient trois messages d'alerte et appellent automatiquement les cinq proches sélectionnés. Dans les deux cas, la géolocalisation est transmise. Un clic long déclenche une sirène dans le téléphone pour faire fuir un assaillant ou enregistre l'ambiance sonore.


Des violences en hausse dans l'Indre ?

Le petit outil de 2,5 centimètres de diamètre fait donc office de télécommande et est relié à distance par Bluetooth avec son téléphone. La portée maximale entre le bouton et son portable est ainsi de 20 mètres.

Le dispositif existe depuis 2016. Il avait été testé, dans un premier temps, dans l'Yonne, en octobre 2019. Depuis, "Monshérif" a fait son chemin et est désormais soutenu par le ministère de la Justice et le grenelle des violences conjugales.

Près de 200 plaintes pour violences conjugales ont été déposées auprès de la gendarmerie de l'Indre, en 2019. Un chiffre en hausse par rapport à 2018. Et, encore beaucoup de femmes victimes de violences n'osent pas encore porter plainte contre leur agresseur.
 

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