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Châteauroux : une journaliste menacée de mort lors de la manifestation contre la loi anti-casseurs

La manifestation se déroulait devant la préfecture de Châteauroux.
La manifestation se déroulait devant la préfecture de Châteauroux.

Une journaliste de la télévision locale Berry Issoudun Première (Bip-TV) a dû faire face à un homme menaçant de l'égorger, lors d'un rassemblement ce 13 avril. 

Par Avec AFP

"Si jamais je vois mon visage sur une seule de tes images, je t'égorge" : ce sont les menaces d'un manifestant à une journaliste de Bip-TV venue couvrir la manifestation contre la loi anti-casseurs, samedi 13 avril, à Châteauroux. 
 

"Pas contre la chaîne, mais contre moi"


"J'avais ma caméra sur trépied et, avant de me dire ça, il m'a demandé pour quel media je travaillais, a raconté Lise Nicolle. Il s'est approché, il s'adressait vraiment à moi". L'homme a ensuite fait le geste d'égorger quelqu'un devant la journaliste de Bip-TV et ses confrères. 

"Il a insisté qu'il reviendrait à Bip-Tv et que c'était pas contre la chaîne mais contre moi", a conclu la journaliste. 

Environ 120 personnes étaient rassemblées devant la préfecture de Châteauroux ce samedi, à l'initiative de la Ligue des Droits de l'Homme de l'Indre. Le président, Marc Bottemine, a accompagné la journaliste au commissariat pour une main courante. Deux plaintes devraient être déposées, au nom de la professionnelle et au nom de son média. 
 

Pas d'amalgame avec les gilets jaunes


"C'est un acte très isolé, a commenté le président de la LDH. C'est un événement qu'il ne faut pas minimiser et qu'il faut replacer dans son contexte. C'était un rassemblement extrêmement calme avec des associations, des syndicats, une trentaine de gilets jaunes, avec un comportement très citoyen et pacifique". 

Lise Nicolle n'a pas pu identifier son agresseur sur le moment : "C'est quelqu'un que je n'avais jamais vu auparavant. Il avait l'air seul. Il ne portait pas de gilet jaune et rien de permet de dire que ce soit un gilet jaune", a-t-elle précisé à l'AFP. Selon elle, il est connu des services de police comme psychologiquement instable. 

Dans un communiqué, le président de Bip-tv, l'ancien ministre André Laignel, a condamné "avec la plus grande fermeté la menace de mort proférée" et apporté "tout son soutien" à la journaliste.

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