Dans l'Indre, les restaurateurs pourraient bientôt faire de la vente à emporter sur les marchés

L’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie, (Umih) du Berry a encouragé les maires du département à venir en aide aux restaurateurs de ses communes en leur mettant à disposition des places sur les marchés pour leur permettre d’y vendre des plats à emporter.

L'initiative "Place aux Restos" a pour objectif de proposer aux maires de France de mettre à disposition des restaurateurs de leurs communes des places sur les marchés pour leur permettre de vendre des plats à emporter.
L'initiative "Place aux Restos" a pour objectif de proposer aux maires de France de mettre à disposition des restaurateurs de leurs communes des places sur les marchés pour leur permettre de vendre des plats à emporter. © Jean Maurice Chacun/ MaxPPP

Après la vente à emporter et le click and collect, bientôt la vente à emporter sur les marchés. C'est la nouvelle initiative qu'a lancé en fin d'année dernière l'Union nationale des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) et trois autres partenaires pour soutenir les restaurateurs lourdement impactés par la crise sanitaire. "Place aux Restos" a pour objectif de proposer à tous les maires de France de mettre à disposition des restaurateurs de leurs communes une place sur leurs marchés locaux ou d'organiser des marchés éphémères pour leur permettre de vendre des plats à emporter. Si depuis le 4 décembre, 70 villes telles que Paris, Lyon, Auxerre, Metz ou encore Calais ont déjà rejoint cette action solidaire, celle-ci ne commence à se mettre en place que maintenant dans l'Indre. Et ce grâce à la présidente de l'Umih Berry, Véronique Gaulon. 

"L'information n'est jamais redescendue au niveau départemental, alors on a relancé la machine. Pour ce genre de projet, il vaut souvent mieux qu'il y ait un contact direct local pour que ça fonctionne", explique-t-elle. L'organisation patronale a donc relayé le message il y a trois semaines auprès de ses adhérents, des maires de l'Indre et du Cher mais également auprès des douze communes les plus peuplées des deux départements. Parmi elles, certaines ont marqué leur intérêt pour ce projet, à l'image de La Châtre (Indre), Ardentes (Indre) et Châteauroux (Indre). "Nous sommes tout à fait favorables à cette idée mais il faut encore que nous nous organisions car nous avons peu ou pas de place sur nos marchés prééxistants", précise Chantale Monjoint, adjointe à la mairie de Châteauroux. 

Renouer le contact avec les clients

Pour Martial Gicquel, traiteur et propriétaire de quatre restaurants dans l'agglomération de Valençay (Indre), cette initiative représenterait un bonus loin d'être négligeable : "Les aides de l'Etat nous permettent de tenir pour le moment mais l'avenir est incertain et le plus dur sera de redémarrer par la suite." L'occasion également de renouer le lien avec les salariés et les clients : "Nous sommes des métiers de service, de relation, on a besoin de contact avec les gens pour avancer, c'est dans nos gênes. Et puis pour nos habitués, ils veulent retrouver leurs restaurants, leur patrimoine culturel et gastronomique", poursuit-il. 

Le restaurateur regrette cependant le faible engouement pour le moment de ses collègues : 

Nous sommes souvent habitués à ce que la clientèle vienne à nous mais là c'est à nous d'aller vers eux, de nous bouger, sinon on nous oubliera.

Avant de nuancer : "Je suis traiteur, j'ai l'habitude de bouger pour les événements et puis j'ai le matériel pour, tout le monde ne l'a pas."

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