Indre : Alvance Aluminium, dernier fabricant français de jantes automobiles, bientôt placé en redressement judicaire

Plusieurs sources ont confirmé la tenue d'un CSE exceptionnel au sein d'Alvance Aluminium Wheels, ce jeudi 15 avril. Des redressements judiciaires seraient envisagés par le nouvel administrateur de trois sites, dont celui de Diors, dans l'Indre

Des jantes aluminium exposées en vitrine - Photo d'illustration
Des jantes aluminium exposées en vitrine - Photo d'illustration © MAXPPP

C'est une information de nos confrères de La Tribune, confirmée auprès de France 3 par une source interne : le dernier fabricant français de jantes automobiles devrait être placé en redressement judiciaire prochainement. Alvance Aluminium Wheels - ex Liberty Wheels - basé à Diors, dans l'Indre, emploie environ 280 salariés, mais une fermeture retentirait bien au-delà dans le bassin d'emploi.

Le site appartient au groupe Alvance, propriété de l'industriel Sanjeev Gupta, criblé de plusieurs milliards d'euros de dettes, selon les informations de l'AFP. Ce jeudi 15 avril, un Comité social et économique se tiendra simultanément à Diors et dans les deux unités des Fonderies du Poitou à Ingrandes, les autres sites concernés par ce couperet.

Le CSE vise à "ouvrir la procédure collective pour traiter judiciairement les difficultés économiques" de l'entreprise, expliquent dans un communiqué les syndicats de Liberty Alu.

"Les constructeurs préfèrent aller à l'étranger"

Selon plusieurs délégués syndicaux, le tribunal de commerce de Paris, où se trouve le siège d'Alvance, vient de nommer un conciliateur pour ces trois entreprises. Ce dernier leur a fait savoir qu'il envisageait des mises en redressement judiciaire vers la fin du mois, étape qui suit la déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal.

Le manque de commande est une des raisons avancées par la société pour justifier la position délicate dans laquelle elle se trouve. Le site Alvance Aluminium Wheels de Diors produit à 60% pour Renault, et 30 % pour PSA, mais, selon Claude Biaunnier, représentant syndical : "L'entreprise est la dernière en France à fabriquer des jantes alu, mais les constructeurs préfèrent aller à l'étranger".

 

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