Indre : le Parc naturel régional de la Brenne recherche une trentaine d’agriculteurs prêts à s’engager pour la sauvegarde des Haies

Le Parc naturel régional de la Brenne a été choisi comme site par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne pour la mise en place de PSE (Paiement pour services environnementaux) avec des agriculteurs. Il s’agit d’entretenir et replanter des haies.
Avec ses 3000 étangs, le Parc de la Brenne est une région connue pour sa grande richesse naturelle.
Avec ses 3000 étangs, le Parc de la Brenne est une région connue pour sa grande richesse naturelle. © France Télévisions

Les haies, objet de toutes les attentions de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne

Leur utilité n’est plus à prouver, notamment après les avoir arrachées dans bon nombre de territoires agricoles, au nom d’une agriculture productiviste, avec les conséquences que l’on connaît sur le lessivage des sols, l’appauvrissement sensible de la biodiversité, la perte de qualité de l’eau et l’asséchement des sols.

Il faut donc stopper cette tendance et revenir à des pratiques agro-environnementales destinées à préserver les ressources. Et qui mieux que les agriculteurs pour mener à bien cette tâche ?

C’est le but de ce PSE engagé pour cinq ans auprès de ceux  qui se sentent concernés par cette pratique de bon sens, qui plus est, rémunérée. 

Qui peut candidater parmi les agriculteurs de la Brenne ? 

Tous les agriculteurs qui ne sont pas en agriculture BIO ou en MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) peuvent candidater.

Quatre territoires sont concernés, le Pays Blancois, celui d’Azay-le-Ferron, la Queue de Brenne et le Boischaut Sud. Le Parc naturel régional de la Brenne met à disposition un de leurs techniciens pour gérer les demandes et les candidatures, Jean-Félix Billard (jf.billard@parc-naturel-brenne.fr).

En ligne de mire la création d’une filière Bois-Energie sur le territoire du parc. Le profil idéal de candidat c’est quelqu’un qui n’est pas engagé dans des MAE (mesures agro-environnementales) ni dans une démarche bio, car les aides proposées dans le cadre du PSE ne sont pas cumulables avec celles-ci, mais qui est sensible et intéressé par la haie et prêt à s’engager sur la durée.

Notre expérimentation, elle est sur cinq ans. La rémunération peut aller jusqu’à 12 000 euros par an, pour avoir des pratiques vertueuses envers la haie.

Jean-Félix Billard

Les agriculteurs sont donc rémunérés pour rendre un service environnemental, dont la Société tout entière peut tirer des bénéfices. "Une fois engagés dans ce label-là, même au bout des cinq ans ils peuvent continuer à appliquer le cahier des charges du label. Nous au niveau du parc, notre but c’est de créer une filière Bois-Energie, pour pouvoir valoriser toutes ces pratiques".

Le contrat concernera donc les haies existantes mais aussi des replantations ou des régénérations de haies existantes et vieillissantes. Les espèces choisies le seront en fonction de la nature du terrain et de la flore existante.

En tenant compte, pour les nouvelles plantations du changement climatique et en implantant des espèces plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse, comme le Chêne Vert.

"Ca n’a rien à voir avec la PAC. C’est l’Agence de l’Eau Loire Bretagne qui a levé des fonds, pour pouvoir appliquer cette expérimentation-là, et à l’avenir, c’est fort probable que cela sera du ressort de la PAC par contre. C’est pour ça qu’on parle d’expérimentation aujourd’hui" explique-t-il.

Une vingtaine d’agriculteurs sont déjà entrés en contact avec la structure du Parc pour en savoir plus sur le projet et s’y engager. Les retardataires ont jusqu’au 24 septembre pour faire acte de candidature.

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