Le traditionnel Marché de la Truffe d’Issoudun ne se déroulera qu'en extérieur en raison de la situation sanitaire

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Écrit par Catherine Lacroix
Truffe noire sur un marché
Truffe noire sur un marché © France 3 LR

C’est officiel depuis ce mercredi matin. Le marché de la Truffe d’Issoudun, véritable institution dans le paysage berrichon, qui depuis une vingtaine d’années se tient à la veille des fêtes de Noël, devra cette année encore se mettre à l’heure des restrictions sanitaires. Il se tiendra en plein air samedi 18 décembre.

Le marché de la Truffe d’Issoudun se positionnera, en bordure de la place du 10 juin, en marge du marché traditionnel de la ville le samedi 18 décembre. En plein air, pour éviter tout risque sanitaire et sans dégustation, ni repas, ni stands d’exposition.

Depuis vingt ans, il est l'un des tout premiers de la saison des marchés aux truffes et a pris ses habitudes au Pepsi, la grande salle de la ville. Et connaît une affluence record de par la proximité des fêtes et son organisation.

Pour la trentaine de bénévoles qui s’activent pour en faire une fête, cette annonce a été un véritable coup de massue. Déjà l’an passé, la fête avait été gâchée et le marché avait été délocalisé en extérieur. Mais les premières minutes de déception passées, tout le monde se remet au travail pour organiser la version extérieure.  

Une trentaine de bénévoles sur le pied de guerre  

Pour les bénévoles, il faut réorganiser toute la manifestation. Martine Geoffroy, membre du bureau de l’association et responsable de la communication nous confie : « Le marché habituel c’est une fête. Il y a un carré de vente par des trufficulteurs, il y a en plus une vingtaine d’exposants de produits gastronomiques de très haut niveau. Il y a deux ateliers de cuisine qui permettent de faire des dégustations gratuites, et il y a un repas de 400 couverts, entièrement dédié à la truffe, pour 25 euros, un prix rendu possible car tout ça est bénévole ». 

Dans le nouveau dispositif, seuls resteront les trufficulteurs. Il faut donc tout décommander. Au cours de notre conversation, le téléphone n’arrêtait pas de sonner. Les gens qui attendaient le retour de ce dimanche de fêtes sont bien sûr déçus.

Mais ils pourront toujours venir acheter leurs truffes auprès de leurs fournisseurs habituels et les champignons seront passés au crible comme d’habitude par les vérificateurs. "L’accueil sera chaleureux, on essaiera de faire un petit village de barnums dans le prolongement du marché, mais nous ne pourrons vendre que des truffes".

Une situation qu’aucun de ceux qui œuvrent à la réussite de cet événement n’avait envisagé, au regard de l’amélioration de la situation au cours des derniers mois, avec la mise en place de la vaccination et la diminution de l’épidémie. "Pour ce marché, qu’enfin on retrouvait après plus d’une année d’attente, tout était prêt. Tous les exposants de partout nous avait dit « oui on revient », la déception est vraiment très grande dans l’équipe".

Des barnums blancs pour abriter une vingtaine de producteurs

L’an passé déjà, le marché de la truffe s’était  joué en version minimaliste. Sauf pour les truffes, toujours présentes en quantité et en qualité. Elles sont d’ailleurs toutes contrôlées par des vérificateurs habilités, comme c’est le cas depuis l’origine du marché. Le marché se déroulera de 8h30 à 13h00. L’an passé 32 kg de truffes avaient été sélectionnées pour la vente. De quoi satisfaire tous les gourmets, nombreux, à venir acheter la « tuber melanosporum », la truffe noire du Périgord, réputée comme la plus fine et la plus goûteuse des truffes.

Le Président de l’association, Daniel Lavenu, est optimiste sur la production de cette année "normalement il y aura de la truffe, et avec le nombre de producteurs que nous allons être, il n’y a pas à s’affoler, il y en aura pour tout le monde".  

 Un marché victime de son succès

Les organisateurs avaient tout prévu, les gestes barrières, les distances de sécurité, le gel, les contrôles. Sauf que l'affluence à cette manifestation pourrait être un frein à sa tenue. L’aggravation de la situation empêche de fait l’organisation des dégustations et des repas, puisque les gens n’auront pas leurs masques à l’intérieur pendant ce temps-là. Autant dire que ce qui fait le succès de la manifestation serait très amputé. Et les risques de contamination en intérieur sont aujourd’hui réels. Alors il était plus sage de faire comme l’an passé, et de se contenter d’un simple marché.

Oubliée la cloche qui a 10h pétantes annonce l’ouverture du marché, et la ruée des consommateurs vers ce produit tant attendu. Oubliés les dégustations, les flâneries et le repas tant appréciés. Mais resteront toujours les truffes, pour rehausser les plats de Noël, et là au moins, les organisateurs peuvent- être sereins. Elles seront au rendez-vous. 

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