“La maternité du Blanc (Indre) est "dangereuse” a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn

Archives du15 octobre 2018. Agnes Buzyn, ministre des Solidarites et de la Sante. / © Luc Nobout - max ppp
Archives du15 octobre 2018. Agnes Buzyn, ministre des Solidarites et de la Sante. / © Luc Nobout - max ppp

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a estimé mardi que la maternité du Blanc (Indre) était "dangereuse", invoquant les "très mauvaises pratiques" mises au jour dans un "audit", au-delà du manque d'obstétriciens qui a justifié sa fermeture provisoire.

Par Fabienne Marcel

Faut-il fermer absolument la maternité du blanc dans l'Indre ? "Ce n'était pas la volonté du gouvernement", a répondu sur franceinfo la ministre, récemment venue "rassurer les élus locaux". Mais "l'audit qui nous a été donné montre en fait de très mauvaises pratiques dans cette maternité, avec une méconnaissance des procédures d'urgences", a-t-elle déclaré.

Au-delà même de la liste des gardes qui n'est pas remplie, c'est une maternité dangereuse,

a ajouté la ministre. "Donc nous avons effectivement été plutôt sur la ligne de fermer cette maternité, d'organiser différemment la prise en charge des femmes par un centre de périnatalité", a-t-elle expliqué.

 
   
"En réalité cette situation existe dans beaucoup d'endroits en France faute de professionnels formés, c'est un défi pour nous", a assuré la ministre.
"Beaucoup de maternités aujourd'hui ne sont pas capables de remplir leurs listes de garde" et se retrouvent avec "des journées entières ou des nuits entières" sans obstétricien pour "faire une césarienne en urgence", a-t-elle ajouté. 
    
L'hôpital de Châteauroux a décidé en juin de la fermeture estivale de la maternité du Blanc, par manque de personnel. Cette fermeture a été prolongée jusqu'à fin
octobre. Au début du mois, un rapport d'expertise commandé par l'ARS (agence régionale de santé) du Centre-Val de Loire avait pointé "des pratiques collectives non conformes" et préconisé l'ouverture d'un centre de périnatalité, sans accouchements, provoquant la colère du comité de défense de la maternité et de la municipalité.

La semaine dernière, trois gynécologues-obstétriciens avaient présenté un projet de relance des accouchements dans l'établissement.

Les propos de la ministre de la santé ont scandalisé jusqu'à dans les rangs de son partiFrançois Jolivet, député LREM de l'Indre a déclaré "ne pas avoir de confiance pour la ministre de la santé
 

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