Un sursis pour les HLM Chemetov de Saint-Benoît-du-Sault

Saint-Benoît-du-Sault (Indre) est l'un des huit plus beaux villages de France recensés dans la région Centre-Val de Loire. / © France 3 Centre
Saint-Benoît-du-Sault (Indre) est l'un des huit plus beaux villages de France recensés dans la région Centre-Val de Loire. / © France 3 Centre

Quinze logements sociaux conçus par le prestigieux architecte Paul Chemetov sont promis à la destruction dans un village de l'Indre mais la mobilisation s'organise pour les préserver.

Par Xavier Naizet

Saint-Benoît-du-Sault, petit bourg de l'Indre de 600 habitants est l'une des rares communes de cette taille à disposer de plusieurs bâtiments signés par Paul Chemetov, un habitué des grandes commandes publiques telles que la grande galerie de l'évolution à Paris ou la nouvelle médiathèque de Chartres. Une curiosité due au fait que l'architecte a développé un lien affectif avec le Berry pendant la deuxième guerre mondiale, lien qui s'est renforcé par sa rencontre avec l'ancien maire de Saint-Benoît, Jean Chatelut qui lui a confié plusieurs commandes.

Le collège, la gendarmerie, le parterre de l'office du tourisme et certains logements sociaux figurent parmi les curiosités de Saint-Benoît (classé "plus beau village de France") mais depuis quelques années une partie des HLM ne trouvent plus preneur. Atypiques, trop grands et mal isolés, ils se sont progressivement vidés de leurs habitants, à tel point que leur propriétaire, le bailleur social Scalis (situé à Châteauroux) souhaite les démolir.

Depuis l'annonce du projet, un mouvement pour la préservation du site, initié par l'ancien maire Jean Chatelut, s'est constitué avec déjà quelques résultats.

La communauté de communes comme repreneur ?


Prévue courant janvier, la démolition a été repoussée pour permettre à la communauté de communes de mettre en place un projet de reprise. Son président Philippe Gourlay imagine qu'après quelques travaux les lieux pourraient accueillir des artisans et des associations.

Une réunion avec la direction des affaires culturelles et le propriétaire Scalis (plutôt favorable à une revente qui lui ferait économiser les centaines de milliers d'euros nécessaires à la destruction) doit avoit lieu le 11 janvier. 

Si elle se déroule bien, les élus de la communauté de communes seraient ensuite amenés à se prononcer fin janvier sur une offre de reprise.

En attendant, "les logements Chemetov" ont gagné un petit sursis.

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