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Vos députés jouent-ils le jeu de la transparence ? Nicolas Forissier

Nicolas Forissier, député Les Républicains de l'Indre. / © JACQUES DEMARTHON / AFP
Nicolas Forissier, député Les Républicains de l'Indre. / © JACQUES DEMARTHON / AFP

Mi-janvier 2019 est sorti le rapport du Projet Arcadie sur les obligations déclaratives des députés. Depuis, nous avons entrepris de décortiquer avec chaque député sa propre déclaration d'intérêts. Est-elle remplie ? Mise à jour ? Que pensent-t-ils de de ces exigences nouvelles ? 

Par Yacha Hajzler

Cet article fait partie de la série Vos députés jouent-ils le jeu de la transparence ? Leurs déclarations à la loupe.
La notice explicative est disponible en cliquant sur le titre ci-dessus. 


Nicolas Forissier est député LR de l'Indre. Il a longtemps été maire de la Châtre, et effectue actuellement son troisième mandat de député. Il est récemment intervenu dans le dossier de l'abattoir de Boischaut
 

Sa déclaration est-elle remplie ? 


Dernière modification de la déclaration : 26 mars 2018


Transparence de la vie publique : son avis


"Je pense que les exigences envers les élus sont déjà extrêmement importantes. Dans ce pays, il va falloir faire confiance aux 99% d'élus qui sont des gens honnêtes, qui se battent toute l'année pour leurs territoires, leurs idées, leurs convictions. Je considère que les règles ont énormément évolué, elles sont extrêmement claires voire très contraignantes.

Moi, par exemple, je ne peux plus gérer mes affaires privées parce que je n'ai pas le temps - ça,c'est mon choix - mais je ne pourrais plus avoir aucun client public, par exemple, ou développer d'autres activités.

Concernant la HATVP, il y a toute une série de voyants qui peuvent s'allumer quand il y a un problème. Vous venez vous-même de passer en revue ma déclaration, moi je l'ai déjà plusieurs fois mise à jour, tout comme ma déclaration de patrimoine.

Je trouve d'ailleurs, au passage que la HATVP devrait régulièrement rappeler gentiment qu'il ne faut pas oublier de mettre à jour les déclarations. Mine de rien, cela prend du temps, c'est une préoccupation, il faut quand même voir qu'on a des agendas chargés. 

Je suis très surpris, en revanche, qu'on ne demande pas la même chose à tous les hauts fonctionnaires qui dirigent ce pays, à tous les dirigeants des grands syndicats et organisations patronales. Pourquoi ce n'est pas le cas ? Ils ont aussi des conflits d'intérêts, et ils interviennent dans la vie publique. Je ne parle pas que des membres de cabinet, mais des directeurs d'administration, qui sont là quelle que soit la majorité politique : l'oligarchie technocratique.

Ça, personne n'ose le dire, y compris dans les débats de gilets jaunes et je suis assez étonné. Il y a cet espèce de rideau de fumée : il y a trop de députés, ils sont trop bien payés, ils ont des privilèges... On resserre les boulons de partout, mais pendant ce temps-là, il y a 1000 hauts fonctionnaires qui sont mieux payés que le président de la République.

Je ne suis pas un poujadiste, mais je suis en politique depuis 25 ans, et je connais très bien ce milieu, je vois qui a le pouvoir. Je ne vais pas me gêner pour le dire de plus en plus."


FACT-CHECKING : concernant les hauts fonctionnaires mieux payés que le président de la République, une enquête publiée en 2018 en recensait en réalité "seulement" 600. 
 

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