Industrie : quels sont les trois sites lauréats "clés en main France 2030" en région Centre-Val de Loire ?

Réindustrialiser la France de façon durable. C'est l'objectif que se fixe le gouvernement avec le dispositif "sites clés en main France 2030". En région Centre-Val de Loire, trois terrains ont été désignés parmi les 55 derniers lauréats du dispositif. La liste était dévoilée ce mardi 16 avril.

Les noms des 55 derniers sites "clés en main" ont été dévoilés par le gouvernement, ce mardi 16 avril. L'idée ? Qu'ils soient prêts à accueillir, en 2030, des usines françaises et étrangères et autres activités économiques. Parmi eux, trois terrains sont situés en région Centre-Val de Loire.

Répartis à travers toute la France, les sites "clés en main" pourront accueillir différents projets, de la PME industrielle à la gigafactory, avec des surfaces allant de 3 à 340 hectares de superficie. Ces 55 sites représentent une superficie totale de 3342 hectares.

1/ Le parc d'activités d'Ozans, dans l'Indre, prêt dès 2024

Parmi les 55 sites sélectionnés en France, trois devraient être prêts dès 2024. C'est le cas du parc d'activités d'Ozans, à Etrechet, près de Châteauroux, dans l'Indre. Le site s'étend sur 187 hectares et présente l'atout d'être en capacité d'accueillir des gigafactories.

Le terrain, entièrement viabilisé, avait déjà été labellisé "site clé en main", mais pourrait bénéficier de l'enveloppe budgétaire de 450 millions d'euros dédiée aux travaux de pré-aménagement et au pré-équipement des sites lauréats. Le raccordement des terrains à l'eau, à l'électricité et au gaz, la dépollution ou encore la démolition des installations existantes seront ainsi facilités.

On est prêts. On vient de le démontrer avec l'instruction d'un premier projet.

Gil Avérous, président de la communauté d’agglomération Châteauroux Métropole

"On va solliciter cette enveloppe au titre de la montée en charge de la desserte électrique. On travaille avec RTE pour la renforcer à un horizon beaucoup plus proche que ce qui serait possible naturellement. Ce qui serait fait en 10 ans, on va essayer de l'avoir d'ici 5 ans", explique Gil Avérous, président de la communauté d'agglomération Châteauroux Métropole.

L'objectif de réduction des délais d'instruction des projets, qu'Emmanuel Macron souhaite faire passer de 17 à 9 mois d'ici 2025, sera tenu à Etrechet. "On vient de le démontrer avec un premier projet, celui de l'entreprise Soprema, qui est venue nous voir en novembre 2023 et dont le chantier va commencer en juin 2024", poursuit l'élu.

"Dans sept mois, tout sera réglé, pour une mise en service de la production au printemps 2025. Chez nous, ils vont fabriquer des profilés aluminium pour les bâtiments industriels", conclut Gil Avérous.

2/ L'Aero parc de Villemaury, près de Châteaudun, en Eure-et-Loir

Sur une surface de 16 hectares, l'Aero parc de Villemaury devrait être prêt à accueillir des projets industriels, entre les années 2027 et 2030. Ce site se situe tout près de l'ex-base aérienne et ses 400 hectares de superficie. De quoi conforter la volonté des élus du Grand Châteaudun de développer un "grand pôle de compétences complet autour de l'industrie aéronautique".

"Après Safran Aerosystems et ses 350 emplois dans l’industrie aéronautique, en lien avec l’aéroport civil, le territoire continue son développement industriel", s'est félicité Fabien Verdier, président de la communauté de communes du Grand Châteaudun, par voie de communiqué."Pour nous, c’est une très bonne nouvelle, car elle va permettre d’accélérer le développement du Grand Châteaudun. On veut jouer la carte des aéroports et de l’aéronautique décarboné de demain", résume Fabien Verdier.

3/ La friche du site AFPA, à Blois, dans le Loir-et-Cher

Avec pour politique le "recyclage foncier", 30 des 55 sites retenus s'inscrivent dans une démarche de réhabilitation d'une partie ou de la totalité d'un terrain considéré en friche. Le site de l'ancien AFPA, idéalement situé dans le parc d'activités de Blois-Nord-Villebarou, en fait partie.

Ses 5 hectares devraient être prêts à accueillir des projets industriels durant la période de 2027 à 2030. Des travaux de démolition d'une vingtaine de bâtiments, de dépollution et de remise en état des terrains sont prévus pour requalifier ce site en zone à finalité économique (artisanat ou industrie).

Le budget prévisionnel de l'opération est estimé à 3 millions d'euros. L'État accompagnera Agglopolys dans cette démarche, à hauteur d'1,5 million d'euros, au titre du Fonds pour le recyclage des friches.

Dans le cadre de sa politique de réhabilitation des friches industrielles, la communauté d'agglomération de Blois Agglopolys avait fait l'acquisition de ce terrain qui appartenait à l'Etat depuis 1974, en mai 2023, pour une somme de 1.5 millions d'euros.