L'apprentissage, une filière d'avenir en Centre-Val de Loire d'après une étude

L'Institut supérieur des métiers (ISM) a dévoilé ce mardi 21 septembre les chiffres de l'apprentissage dans le cadre de son baromètre de l'artisanat. En Centre-Val de Loire, cette filière progresse et le taux d'emploi des apprentis reste supérieur à celui des jeunes formés par voie scolaire.

En cette période de rentrée, l'apprentissage a encore de beaux jours devant lui. C'est, en deux mots, ce que l'on peut retenir du baromètre ISM-MAAF publié ce 21 septembre. Selon l'institut, 153 000 jeunes étaient inscrits en 2019-2020 en France, dont 7150 en Centre-Val de Loire, un chiffre en hausse de 1% par rapport à l'année précédente.

L'apprentissage ouvre des portes

Outre des effectifs qui se maintiennent, l'apprentissage se caractérise aussi par une grande variété de métiers et par une meilleure insertion dans le milieu professionnel. "64% des apprentis sont ainsi en emploi 6 mois après l’obtention de leur diplôme" au niveau national, mesure l'étude, un chiffre qui va jusqu'à 69% dans l'artisanat de fabrication. À titre de comparaison, seuls 40 % des étudiants qui se forment aux mêmes diplômes par la voie scolaire classique ont trouvé un emploi 6 mois après la fin de leur formation.

En Centre-Val de Loire, ce sont les métiers de la pâtisserie et de la coiffure qui attirent le plus grand nombre d’apprentis, alors qu'à l'échelle nationale les métiers de l'alimentation subissent une baisse d'engouement. Géographiquement, c'est l'Indre-et-Loire qui fournit le principal contingent d'apprentis dans la région, avec 1890 jeunes, un chiffre en hausse de 6%. En revanche, de moins en moins d'apprentis sont inscrits dans les départements du Berry.

Dans un contexte de crise sociale et sanitaire, les jeunes apprentis "possèdent un avantage indéniable", explique Catherine Elie, la directrice des études et du développement économique de l’ISM. "Leurs profils sont très plébiscités par les employeurs, de plus en plus regardants sur les expériences professionnelles passées de leurs potentielles nouvelles recrues ainsi que sur leur connaissance du monde du travail. Avec un taux d’emploi à 77 %, ce sont les ex-apprentis avec le niveau de diplôme le plus élevé –Brevet Professionnel, Brevet Technique des Métiers, BTS et supérieur –qui sont les plus avantagés. À noter que l’état du marché influe également significativement sur les débouchés: dans certaines spécialités très recherchées (ambulancier, couvreur ou bien encore boucher), le taux d’emploi est très élevé, pouvant atteindre 90 %!"

 

 

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