L'ex-manager de la cycliste Marion Sicot suspendu trois ans pour harcèlement par l'Union Cycliste Internationale

Marc Brakc, accusé par plusieurs coureuses d'avoir couvert ou perpétré un harcèlement à caractère sexuel, a été reconnu coupable par l'Union cycliste internationale, et temporairement interdit d'exercer. Une enquête pénale est toujours en cours auprès du parquet de Montargis.

Photo d'archives. Après avoir clamé son innocence, Marion Sicot avait reconnu, dans un reportage de Stade 2 diffusé le 8 mars 2020, s'être injecté le produit trois jours avant la course dans l'espoir de faire une performance et regagner la confiance de son manager.
Photo d'archives. Après avoir clamé son innocence, Marion Sicot avait reconnu, dans un reportage de Stade 2 diffusé le 8 mars 2020, s'être injecté le produit trois jours avant la course dans l'espoir de faire une performance et regagner la confiance de son manager. © Eric Malot - MAX PPP

L'Union cycliste internationale (UCI) a suspendu pour trois ans de "toute fonction dans le cyclisme" le Belge Marc Bracke, pour agression sexuelle. L'ancien manager de la cycliste orléanaise Marion Sicot au sein de l'équipe Doltcini-Van Eyck. Plusieurs coureuses avaient saisi la commission disciplinaire de l'instance, dont Marion Sicot en mai 2020. Elle avait également déposé plainte, révélant notamment l'insistance de son entraîneur de recevoir des photos d'elle en sous-vêtements, avec l'argument fallacieux de contrôler sa forme physique. Une enquête dirigée par le parquet de Montargis est toujours en cours. 

"Nous restons convaincus que les accusations de Marion Sicot à l'encontre de Marc Bracke n'ont d'autre intention que d'obtenir une suspension réduite pour dopage, ce qu'elle a réussi", a attaqué l'équipe Doltcini-Van Eyck dans un communiqué, concentrant ses attaques sur la Française. En effet, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a reconnu, dans le cadre de la sanction imposée à Marion Sicot, que son dopage avait été un effet des "rapports malsains" que l'entraîneur forçait avec la jeune coureuse. "Il connaissait la précarité de la situation de la jeune femme et ne pouvait ignorer l'emprise qu'il exerçait sur elle" écrit l'AFLD, qui reconnaît "un comportement humiliant à connotation sexuelle" de la part de M. Bracke.

Bien étrange défense, donc, que de s'adosser à cette décision. Marion Sicot n'était d'ailleurs pas la seule à se plaindre des violences de l'entraîneur : la coureuse américaine Sara Youmans avait porté des faits similaires devant l'UCI, en 2019.  Bracke aurait également couvert les agressions sexuelles perpétrées par l'assistant de l'équipe sur une jeune coureuse canadienne, Maggie Coles-Lyster.

Marc Bracke a annoncé son intention de faire appel devant le tribunal arbitral du sport. 

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