Dans les coulisses du projet de circuit-court dans les cantines des collèges du Loir-et-Cher

Les agents polyvalentes dressent 450 assiettes d'entrées chaque jour au collège "Les Provinces" à Blois. / © Marine Rondonnier-France Télévisions
Les agents polyvalentes dressent 450 assiettes d'entrées chaque jour au collège "Les Provinces" à Blois. / © Marine Rondonnier-France Télévisions

Un repas sur deux fait à base de produits locaux dans les cantines des  26 collèges. C'est l'objectif du Conseil départemental du Loir-et-Cher pour 2022. Pour le moment 4 collèges sont en phase de test. Notre équipe a rencontré tous les acteurs du projet : du chef de cuisine aux producteurs locaux. 

Par Marine Rondonnier

Quatre collèges du Loir-et-Cher participent à la phase expérimentale du développement des circuits-courts dans le Loir-et-Cher depuis le printemps 2019 : Saint-Exupéry au Controis-en-Sologne, Joseph Crocheton à Veuzain-sur-Loire, Joseph Paul-Boncour à Saint-Aignan (depuis septembre 2019) et le collège Les Provinces à Blois. 

Épisode 1 : Dans la cuisines du collège les Provinces à Blois 

Le collège Les Provinces sert 690 élèves chaque jour.
 
L'équipe de la cantine du collège Les Provinces à Blois privilégie l'utilisation de produits locaux / © Marine Rondonnier -France Télévisions
L'équipe de la cantine du collège Les Provinces à Blois privilégie l'utilisation de produits locaux / © Marine Rondonnier -France Télévisions

Le chef de cuisine Thierry Dubois et son équipe tiennent à proposer des repas comme à la maison et au développement de l'utilisation des produits locaux.
 
Jean-Claude Deniou, producteur de pommes à Mont-près-Chambord livre les collèges de Blois en direct depuis près de 20 ans. / © Marine Rondonnier-France Télévisions
Jean-Claude Deniou, producteur de pommes à Mont-près-Chambord livre les collèges de Blois en direct depuis près de 20 ans. / © Marine Rondonnier-France Télévisions

Mais la grande difficulté est de ne pas dépasser le prix à l'assiette pour les familles de 3,36 euros dont 2 euros de denrées alimentaires. 

Episode 1/4 : Dans la cusisine du collège Les Provinces à Blois 

Reportage de Marine Rondonnier, sanaa Hasnaoui et Laurent Vaury :



Épisode 2 : des producteurs dans l'attente de commandes

Deux producteurs du Loir-et Cher sont censés participer à la phase expérimentale du projet de Conseil départemental : un maraîcher à Saint-Martin-des Bois et un producteur de pommes de terre et d'oignons à Talcy. 
 
Franck Echard, maraîcher en agriculture raisonnée à été sollicité par le Conseil départemental pour fournir les collèges. / © Marine Rondonnier-France Télévisions
Franck Echard, maraîcher en agriculture raisonnée à été sollicité par le Conseil départemental pour fournir les collèges. / © Marine Rondonnier-France Télévisions
Franck Echard produit une quarantaine de variétés de légumes et de fruits sur ses 3 hectares de culture à Saint -Martin-Des Bois. Il souhaiterait participer à ce projet pour garantir des commandes annuelles et conserver les emplois de ses salariés voire même en créer. 
 
La Ferme de la Motte à Talcy pourrait fournir des pommes de terre bio, des oignons et des échalotes toute l'année aux collèges. / © Marine Rondonnier- France Télévisons
La Ferme de la Motte à Talcy pourrait fournir des pommes de terre bio, des oignons et des échalotes toute l'année aux collèges. / © Marine Rondonnier- France Télévisons

Le second producteur concerné par la phase expérimentale est la Ferme de la Motte à Talcy qui emploie 300 personnes. Ferme familiale créée en 1976, elle produit la moitié des pommes de terre, oignons, ail et échalotes de ce qu'elle commercialise. Toutes les pommes de terre sont bio. La grande majorité est produite en région Centre. 

Au total, 55 000 tonnes de produits sortent des chaînes de la Ferme pour être commercialisés dans les grandes et moyennes surfaces ainsi que dans le réseau spécialisé bio. 
 
D'ici 2022, une dizaine de producteurs du Loir-et-Cher pourraient adhérer au projet de circuit-court dans les collèges / © Marine Rondonnier-France Télévisions
D'ici 2022, une dizaine de producteurs du Loir-et-Cher pourraient adhérer au projet de circuit-court dans les collèges / © Marine Rondonnier-France Télévisions

Les dirigeants de la Ferme de la Motte souhaiteraient participer à ce projet de développement des produits locaux dans les cantines des collèges. 

Mais pour le moment, aucune commande n'a été passée aux deux producteurs qui ont besoin de précisions sur les quantités et les délais du projet. 

Episode 2/4 : les producteurs

Reportage de Marine Rondonnier, Sanaa Hasnaoui et Laurent Vaury 


Épisode 3 : le projet de légumerie pour fournir aux collèges des légumes locaux déjà préparés

Pour faciliter le lien entre les producteurs et les cuisines des collèges, le département veut créer une légumerie avec des travailleurs handicapés pour conditionner les produits et une plateforme logistique d'approvisionnement local pour faciliter les livraisons. Située à Contres dans la cuisine centrale des Ateliers du Grain d'or, il s'agit d'une entreprise adaptée.
Pierre Calloux, salarié aux Ateliers du Grain d'or dans la légumerie de Contres / © Marine Rondonnier-France Télévisons
Pierre Calloux, salarié aux Ateliers du Grain d'or dans la légumerie de Contres / © Marine Rondonnier-France Télévisons

Encore en phase de test, il est prévu que la légumerie soit agrandie pour transformer 90 tonnes de légumes par an pour les collèges. Le conseil départemental investit 500 000 euros dans ce projet de légumerie.
 
Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental du Loir-et-Cher dans la légumerie de Contres. / © Marine Rondonnier-France Télévisions
Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental du Loir-et-Cher dans la légumerie de Contres. / © Marine Rondonnier-France Télévisions

Une dizaine de personnes en situation de handicap y seront employés. Les légumes seront ensuite livrés transformés aux cantines des collèges par un service de livraison mis en place par le Conseil départemental. 


Episode 3/ 4 : la légumerie de Contres

reportage de Marine Rondonnier, Sana Hasnaoui et Laurent Vaury :


Épisode 4 : l'intérêt de manger local et de qualité pour moins gaspiller : 

L'utilisation de produits locaux pour préparer les repas des collégiens participe à la lutte anti-gaspillage.

En 2020, la loi dite Egalim impose que tous les établissements mettent en place des actions pour la lutte anti gaspi. Le collège les Provinces a une petite longueur d'avance ... 

Les économies réalisées grâce à la lutte anti-gaspi seront réinjectées dans les achats de produits alimentaires de proximité. 
 
Des collégiens du collège Les Provinces à Blois conscients de l'intérêt de manger local. / © Marine Rondonnier-France Télévisions
Des collégiens du collège Les Provinces à Blois conscients de l'intérêt de manger local. / © Marine Rondonnier-France Télévisions

Depuis que les produits locaux et de qualité sont arrivés dans les assiettes des collégiens des Provinces, la quantité de déchets a diminué. 120 g par élève et par repas contre 150 g en moyenne au niveau national. 

Episode 4/4 : Avec les collégiens des provinces àBlois

Reportage au collège Les Provinces à Blois de Marine Rondonnier, Sanaa Hasnaoui et Laurent Vaury 


 

 

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