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La filière du cornichon français lancée dans le Loir-et-Cher progresse bien

Fabien Biette, agriculteur à Soings-en-Sologne s'est lancé dans la culture de cornichons l'an dernier / © Marine Rondonnier - France 3 Centre Val de Loire
Fabien Biette, agriculteur à Soings-en-Sologne s'est lancé dans la culture de cornichons l'an dernier / © Marine Rondonnier - France 3 Centre Val de Loire

Le cornichon adore la chaleur. Cet été il est à la fête. La filière du cornichon français a été relancée dans le Loir-et-Cher en 2016. En trois ans, le nombre de producteurs a été multiplié par six. Reportage à Soings-en-Sologne chez un des douze producteurs de cornichons français. 

Par Marine Rondonnier

Le cornichon est d'origine indienne. Mais il y a trente ans, la culture du cornichon était très développée en Sologne. Il y avait de très nombreuses conserveries. Quand l'entreprise Reitzel nous a proposé de relancer la culture du cornichons, on s'est dit qu'on savait faire. Alors on s'y est mis. 

Fabien Biette, agriculteur à Soings-en-Sologne dans le Loir-et-Cher, cultive du maïs en semences, des poireaux et des fraises. Entre juillet et septembre, c'est plus calme dans ses champs, alors il s'est lancé dans la culture du cornichon l'an dernier pour augmenter ses revenus.

" L'avantage c'est que l'entreprise Reitzel nous achète toute la production que ce soient les petits ou les gros cornichons plus difficiles à écouler. Si on a un problème, ils nous accompagnent, les prix sont fixes et il y a une assurance en cas d'aléa climatique".

Une majorité de producteurs dans le Loir-et-Cher


Comme Fabien Biette, 12 agriculteurs se sont lancés dans la nouvelle filière du cornichon français.

" La majorité des producteurs est dans le Loir-et-Cher. Mais nous cherchons aussi à recruter dans les départements limitrophes pas trop loin de notre usine de conditionnement de Bourré," explique Brice Canivet, directeur des achats de Reitzel / Jardin d'Orante. 
 
Depuis cette année, les cornichons français sont conditionnés dans l'usine Reitzel de Bourré dans le Loir-et-Cher. / © Marine Rondonnier-France 3 CVDL
Depuis cette année, les cornichons français sont conditionnés dans l'usine Reitzel de Bourré dans le Loir-et-Cher. / © Marine Rondonnier-France 3 CVDL

Une culture qui adore la chaleur : de bons rendements prévus en 2019 

Minimum, 15 degrés maximum 35 degrés. Les cornichons trouvent leurs origines en Inde qui domine le marché mondial.
Mais avec un été comme celui -ci le rendement des producteurs français s'annonce excellent. " On a un objectif cette année de 260 tonnes contre 210 l'an dernier. Ce qui représente 800 000 pots et 80 000 boîtes pour la restauration" annonce Brice Canivet de Reitzel. 
 
Petit cornichon sur pied à Soings-en-Sologne / © Marine Rondonnier-France 3 Centre-Val de-Loire
Petit cornichon sur pied à Soings-en-Sologne / © Marine Rondonnier-France 3 Centre-Val de-Loire
 

Objectif : 100 producteurs d'ici 5 ans

La filière française du cornichon veut voir plus grand. Aujourd'hui, elle ne représente que 1 % du marché mondial. L'Inde et la Chine sont les plus gros producteurs mondiaux. " On ne peut pas lutter. Ils ont trois récoltes par an et leur coût de main d'oeuvre est six fois moins cher que le nôtre." 

L'entreprise Reitzel conditionne d'ailleurs aussi des cornichons indiens dans la Sarthe et le Loir-et-Cher.

" Avec la relance de la filière, on veut juste redonner une place à cette production historiquement présente en France. Et permettre à des agriculteurs locaux de participer à une aventure commune en s'assurant un revenu ", confie le directeur des achats.  
Des surfaces maximum d'1,5 hectares par producteur de cornichons / © Marine Rondonnier -France 3 CVDL
Des surfaces maximum d'1,5 hectares par producteur de cornichons / © Marine Rondonnier -France 3 CVDL


L'objectif des cornichonneurs français est de produire 1000 tonnes de cornichons d'ici 5 ans ce qui représenterait 1, 5 % du marché mondial.

" Pour atteindre cet objectif, il faut que notre filière compte entre 50 et 100 producteurs. Il va falloir recruter. Chaque producteur ne peut pas avoir une surface de plus d'1,5 hectares. Cette culture demande trop de main d'oeuvre pour la récolte," conclut le directeur des achats de Reitzel lançant un appel aux agriculteurs tentés par cette nouvelle culture. 


Reportage de Marine Rondonnier et Maïla Mendy : 
La filière du cornichon français lancée dans le Loir-et-Cher progresse bien
Reportage pendant la récolte de Marine Rondonnier et Maila Mendy



 

" Mon cornichon maison " : un kit pour produire ses cornichons maison et aider l'association des cornichonneurs français

Depuis le mois de mai, la marque Jardin d'Orante des cornichons français vend sur son site un kit pour produire ses cornichons à la maison. Le kit est vendu trois euros et les recettes de vente seront entièrement reversées à l'association des cornichonneurs français.
A travers cette opération, la marque souhaite sensibiliser le grand public aux enjeux de la relance du cornichon français et aller encore plus loin dans le soutien des agriculteurs mobilisés à ses côtés. A travers cette opération, nous souhaitions poursuivre la campagne de sensibilisation que nous menons depuis trois ans, en proposant à nos consommateurs de devenir acteurs du projet de relance de la filière du cornichon français, au-delà de l’achat du bocal en magasin, en se confrontant, eux aussi, à la culture du cornichon", peut-on lire sur le site de la marque Jardin d'Orante.

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