Loir-et-Cher : le procureur ouvre une enquête sur le supposé faux pass sanitaire du maire de Salbris

Publié le Mis à jour le
Écrit par Thomas Hermans
Alexandre Avril, maire de Salbris
Alexandre Avril, maire de Salbris © Mairie Salbris

Début octobre, le maire de Salbris Alexandre Avril est accusé d'avoir utilisé un faux pass sanitaire lors d'une réunion du syndicat du Pays de Grande Sologne. Le procureur de Blois a annoncé ce mercredi 6 octobre l'ouverture prochaine d'une enquête, confiée au groupement de gendarmerie.

Les querelles politiques n'en finissent pas dans les rangs de la droite de Loir-et-Cher. Le maire de Salbris Alexandre Avril (LR) est accusé d'avoir fait l'usage d'un faux pass sanitaire lors de la réunion de rentrée du Syndicat mixte du Pays de Grande Sologne le 27 septembre. Le procureur de Blois Frédéric Chevallier a annoncé ce mercredi 6 octobre l'ouverture prochaine d'une enquête.

Selon un article de La Nouvelle République daté du 2 octobre, Alexandre Avril aurait utilisé un pass sanitaire féminin lors de cette réunion, avant de quitter les lieux. Des faits rapportés par le maire de Lamotte-Beuvron et président du syndicat mixte Pascal Bioulac (DVD). Contacté par le journal, le maire de Salbris a d'abord nié avoir fait l'usage d'un faux.

Joint par France 3, Alexandre Avril reconnaît finalement un acte "sur le coup de l'énervement", considérant "que le pass n'avait pas à nous être demandé puisque nous étions en réunion politique et que nous allions voter". C'est ainsi qu'il a, "par provocation", présenté un pass de quelqu'un d'autre avant de quitter la réunion. Une action dont il plaide "la cohérence avec [s]on engagement".

"Un peu idiot"

Car le maire de Salbris est publiquement opposé au pass sanitaire, qu'il qualifie de moyen de "ségrégation". Le 21 juillet, il avait annoncé dans une vidéo postée sur Facebook l'annulation de l'été salbrisien pour ne pas imposer le pass à ses administrés. "Nous n'avons pas été élus pour vous trier", justifiait-il.

Alexandre Avril se défend en revanche d'avoir de tenter d'entrer frauduleusement dans la réunion avec ce faux pass. "Ça se voit que je ne suis pas une femme", ironise-t-il, concédant malgré tout le caractère "un peu idiot" de cette forme de protestation. 

Le procureur de Blois annonce vouloir confier le dossier au groupement de gendarmerie, mais doit d'abord rassembler un certain nombre de pièces et documents liés à l'affaire avant d'ouvrir formellement l'enquête. L'enquête devra déterminer les conditions d'obtention du faux pass si avéré, et ce qui en a été fait.

"Utiliser le passe d'un tiers [...] est puni d'une amende de 750 €", précise le site service-public.fr. "Evidemmment, je m'en acquitterai", a affirmé Alexandre Avril, s'il venait à être condamné.

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