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Blois : une trentaine de croix gammées retrouvées dans un immeuble de logements sociaux en construction

Un ouvrier a découvert des croix gammées dans un immeuble en construction à Blois (Loir et Cher) / © 3 F Centre-Val de Loire
Un ouvrier a découvert des croix gammées dans un immeuble en construction à Blois (Loir et Cher) / © 3 F Centre-Val de Loire

Des dégradations et une trentaine de croix gammées ont été retrouvées ce jeudi matin dans un immeuble en construction à Blois.

Par Fabienne Marcel

Alors que les actes antisémites ont augmenté de 74% en France en 2018 par rapport à l'année précédente, selon Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur ; à Blois, un chantier a été souillé cette semaine par des tags racistes. 
Les croix gammées découvertes le 13 février, dans un immeuble en construction à Blois. / © 3F Centre-Val de Loire
Les croix gammées découvertes le 13 février, dans un immeuble en construction à Blois. / © 3F Centre-Val de Loire
 
Rue dorgelès à Blois, 22 logements sociaux sont en train d'être construits par le bailleur social 3F Centre-Val de Loire. Mercredi soir, un ouvrier constate la présence de plusieurs tags à caractère antisémite dans un des logements. Du sol au plafond, des croix gammées sont tagguées sur les murs. La police nationale prévenue, elle est venue ce jeudi matin faire des constatations. Une trentaine de croix gammée tagguées ont été comptées par la police dans plusieurs pièces dans deux logements. 
Les tags ne sont pas visibles de la rue, le ou les auteurs a/ont dû pénétrer dans les lieux la nuit pour les dégrader. 

LIRE. ► L'antisémitisme n'est pas de retour, il n'est jamais parti

La Ville de Blois a tenu a réagir dans un communiqué. Elle "condamne avec la plus grande fermeté ces actes inadmissibles et lamentables qui nous ramènent, une nouvelle fois, aux plus sombres heures de notre histoire. 

Non, les signes nazis, racistes n'ont pas droit de cité dans notre République.


La Ville souhaite "que les auteurs soient interpellés rapidement, jugés et condamnés à une peine à la hauteur de leur infamieNous ne pouvons tolérer que quelques individus, par une bêtise effrayante et peut-être inspirés par d'autres affaires semblables, viennent insulter nos valeurs, les milliers de déportés et tous nos parents et arrières grands-parents qui se sont battus pour la France et pour notre liberté."

Une plainte a été déposée par le maitre d'oeuvre du chantier et une enquête a été ouverte pour retrouver le ou les auteurs. 


 

 

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