Cadavres de chevaux dans un champ, chevaux mal nourris... un centre équestre de Loir-et-Cher fermé pour soupçons de maltraitances

Le centre équestre Le Cher à Cheval, situé à Faverolles-sur-Cher, est sous le coup d'une fermeture administrative de la préfecture de Loir-et-Cher. Les services y ont trouvé des chevaux mal nourris, déshydratés et sans soins vétérinaires.

Cela faisait plusieurs mois, voire années, que les soupçons pesaient sur la structure. L'administration a décidé de passer à l'action. Le jeudi 16 mai, une opération de gendarmerie a eu lieu au centre équestre Le Cher à Cheval, situé à Faverolles-sur-Cher, en Loir-et-Cher, raconte La Nouvelle République.

Deux enquêtes, une pénale et une autre administrative, ont été ouvertes. Sur les réseaux sociaux, la préfecture en explique la cause : une suspicion de maltraitance animale. Le centre était suivi par les services vétérinaires, et a apporté des "mesures correctives", mais insuffisantes. Sur places, les enquêteurs remarquent un "défaut d’alimentation", un "défaut d'abreuvement" et une "absence de soins vétérinaires" pour les chevaux.

Des soupçons depuis six ans...

En plus des chevaux de la propriétaire, le centre accueillait en pension des équidés appartenant à plusieurs personnes tierces. Certains animaux ont pu être récupérés par leurs propriétaires, les autres ont été envoyés vers plusieurs centres et refuges des alentours.

Contactée par France 3, une habitante du coin affirme avoir des soupçons depuis six ans. Elle assure avoir fait un signalement il y a trois ans à l'administration, signalement qui aurait "fait flop". Plus récemment, une personne qu'elle connaît aurait "vu un cheval maigre tomber sur une clôture", et aurait "ouvert les yeux" sur la situation.

Un petit collectif se monte, et "mène l'enquête" pendant deux semaines. Des propriétaires sont contactés : ils leur auraient expliqué que certains leurs chevaux seraient portés disparu depuis plusieurs mois.

Des cadavres sous une bâche dans un champ

Les enquêtrices se mettent en quête des animaux disparus, et font plusieurs découvertes macabres : des ossements et cadavres de chevaux, laissés dans des champs situés à quelques kilomètres du Cher à Cheval. Des champs "où vraiment personne ne passe, à part des chasseurs".

On a trouvé dans le champ des chevaux sous une bache avec de la chaux, et des ossements. Dans un autre champ, on a trouvé des ossements dans un buisson.

Une témoin anonyme

La dernière découverte intervient quelques jours à peine avant l'intervention de la gendarmerie. "On cherchait deux juments qui avaient disparu, on était juste en bas de la structure, on a vu un tas de fumier et une chaîne, raconte-t-elle. Il y avait des vieux ossements. On a gratté le fumier, et on a retrouvé plusieurs cadavres."

La gendarmerie est sollicitée, mais ne semble pas réagir. Ce n'est qu'après une publication sur les réseaux sociaux que le collectif informel est contacté par un gendarme de Montrichard, qui "a fait avancer le dossier". Jusqu'à l'intervention du 17 mai.

La procureure de la République de Blois, Charlotte Beluet, n'a pas répondu aux sollicitations de France 3, et n'a donc pas pu confirmer le lien entre ces cadavres de chevaux et les soupçons de maltraitance pesant sur la propriétaire du Cher à Cheval.

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