Equitation aux JO 2024 : la région Centre-Val de Loire au secours de la candidature de Lamotte-Beuvron

Officiellement, la décision a été tranchée en 2018, mais les soutiens de Lamotte-Beuvron n'ont pas encore abandonné la lutte. 
L'Open de France d'équitation à Lamotte-Beuvron, en 2014.
L'Open de France d'équitation à Lamotte-Beuvron, en 2014. © PHOTOPQR/LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Changer de cap est "impératif" pour François Bonneau. Le président de région, dans un courrier adressé au président de la République et au Premier ministre, a voulu appuyer la candidature de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) pour organiser les épreuves d'équitation des JO 2024.

Le 20 juillet, le maire de la commune, Pascal Bioulac, critiquait dans une lettre le choix d'accueillir les pontes de la discipline sous les dorures de Versailles. Officiellement, la question a été tranchée en 2018. Mais les soutiens de Lamotte-Beuvron ne désarment pas. 
 


A quelques millions près...


Les questions posées sont simples : quel message envoie-t-on, et à quel prix ? L'installation des équipements à Versailles est chiffrée à 27 millions d'euros, et vouée à être démontée une fois les derniers sabots envolés. A l'inverse, "le Parc équestre fédéral implanté en région Centre-Val de Loire à Lamotte-Beuvron, développé avec ambition depuis 1994 par la Fédération Française d’Equitation et son Président, Serge Lecomte, [...] a reçu depuis 20 ans plus de 100 milles compétiteurs et nécessitera au grand maximum 15 millions d’investissements". 

Un argument financier qui peut porter ses fruits dans une France qui vient de connaître une chute historique du PIB : -13,8 %, "soit le plus fort recul d'activité connu depuis l'après-guerre", selon le Figaro
 

Favoriser les territoires


D'autant que le comité d'organisation des JO s'était engagé à partager le "coup de projecteur" avec les territoires, notamment à travers le label Terres de Jeux. Le communiqué de presse envoyé par la région renvoie Versailles à une "carte postale luxueuse et éphémère", une vitrine qui ne dit rien du patrimoine français hors de Paris. "Le choix de l’implantation en Centre-Val de Loire, au cœur du merveilleux territoire naturel de la Sologne, permettrait de mettre à l’honneur les territoires ruraux. [...] Le choix d’un site rural pour l’accueil des épreuves équestres serait un signal politique fort en direction de ces territoires" appuie François Bonneau. On touche une corde sensible : la difficile relation du gouvernement et d'Emmanuel Macron avec la ruralité. 
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