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Jacqueline Gourault et le ministre de l'Agriculture à une corrida à Bayonne, les défenseurs des animaux s'insurgent

Une polémique entoure Jacqueline Gourault, ministre de la Ville. / © AFP
Une polémique entoure Jacqueline Gourault, ministre de la Ville. / © AFP

Jacqueline Gourault, ministre de la ville et ancienne maire de La-Chaussée-saint-Victor (Loir-et-Cher), et Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, ont assisté à une corrida dans les arènes de Bayonne, jeudi 14 août. Les défenseurs des animaux fulminent.

Par Victor Lengronne

Tout est parti d'une photo "anodine" d'un journaliste du quotidien Sud Ouest à une corrida dans les arènes de Bayonne mercredi 14 août. Figurent au premier rang Jacqueline Gourault, ministre de la Ville et ancienne maire de La-Chaussée-saint-Victor (Loir-et-Cher) et Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, également en charge de la protection animale. Tous deux sont des habitués de la corrida, Didier Guillaume "possédant une maison dans le Pays Basque" selon Sud Ouest.
 
Ils assistent au spectacle du torero espagnol Daniel Luque, qui se mesure à six taureaux. L’Espagnol a coupé quatre oreilles et une queue, rapporte France Bleu Pays Basque. Aucun ne ressortira vivant de l'arène. De quoi révolter une partie de la classe politique, dont Europe-Ecologie Les Verts.
 
Charles Fournier, conseiller régional EELV du Loir-et-Cher, pointe "une contradiction entre la responsabilité d'un ministre et sa présence à un spectacle sinistre et glauque où on met à mort un animal. Ca interroge sur la cohérence sur les enjeux de l'écologie". S'il ne veut pas polémiquer et avoue que "chacun fait ce qu'il veut, c'est pour lui "un acte choisi. On sait où on va, même à titre privé". 



Les associations de protection animale ne sont pas en reste. Parmi elles, la Fondation Brigitte Bardot : "C’est absolument scandaleux de voir, en 2019, un ministre de l’Agriculture en charge de la protection animale venir se divertir devant le spectacle d’un animal torturé à mort, s'insurge la fondation, contactée par Le HuffPost. Comment pourrait-il désormais avoir la moindre crédibilité ?" L'association L214 a préféré tweeter "sans commentaire".
 

Contacté par France Bleu Drôme-Ardèche, Didier Guillaume ne s'est pas épanché très longtemps sur le sujet. "Je ne réponds pas aux réseaux sociaux", a t-il déclaré, considérant que sa présence relève d'une "affaire privée".

Affaire privée ? Coup de com' en vue pour attirer un électorat pro-tauromachie en vue des municipales, en mars 2020 ? Autre raison ? Pour l'heure, nous n'avons pu joindre Jacqueline Gourault et son cabinet.

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