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Maltraitance animale à Nouan-le-Fuzelier : l'association de défense Les Oubliés 45 dément la version de l'éleveuse

Selon l'association des Oubliés 45, les chevaux restent dans un "état cadavérique". / © Oubliés 45
Selon l'association des Oubliés 45, les chevaux restent dans un "état cadavérique". / © Oubliés 45

Placé sous surveillance vétérinaire, le petit élevage de chevaux de Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher) reste pointé du doigt par l'association de défense Les Oubliés 45, qui dément quasiment l'intégralité de la version de l'éleveuse.

Par Victor Lengronne


L’association de défense des animaux Les oubliés 45 conteste la dernière version des faits de l’éleveuse, dont le petit élevage de chevaux de Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher) a été mis sous surveillance véterinaire le 10 juillet pour un mois. L'éleveuse avait un mois pour "mettre en conformité les conditions dans lesquelles elle exerce son activité", avait affirmé le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier. 

L'éleveuse affirme avoir contacté l'association Les oubliés 45 pour sauver une partie des animaux. Elément contesté par Isabelle Candat, sa présidente, qui dit s'être rendue sur place lorsque le refuge animalier de Sologne a porté plainte. Après de longues négociations - 5h30 selon Mme Candat -, l'association a pu récupérer une jument et deux poulins, dont un orphelin. "Une des poulinières a été euthanasiée. Quand on est arrivés, le jument était couchée et n'a pu se relever malgré l'aide des pompiers."

Elle n'a pas des sabots mais des babouches !


Problème, les trois animaux récupérés sont difficilement soignables. "Ils commencent à reprendre du poids, mais il est impossible de les attraper. Je pense qu'ils sont sortis pour la première fois de leur box le 14 juillet lorsqu'on les a récupérés. L'orpheline n'a pas de sabots mais des babouches !" poursuit Isabelle Candat.
 

"On va attendre que la justice se réveille"


Deux autres juments devraient être cédées prochainement à l'association Les Galopades 37. Selon Isabelle Candat, 6 chevaux se trouvent encore aux Tertres, dans l'élevage, et d'autres seraient au domicile de l'éleveuse. "Les chevaux restent livrés à eux-mêmes", affirme la présidente des Oubliés 45.
 


Isabelle Candat espère que "la justice va se réveiller. Des plaintes ont été déposées pour maltraitance animale, on veut maintenant que cette éleveuse ait l'interdiction de s'occuper de ces animaux". Le but à terme : récupérer l'intégralité de l'élevage pour soigner les chevaux, qui seraient dans un "état cadavérique". Une petition est en ligne, tout comme une cagnotte.
 

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