Loir-et-Cher : à Mareuil et Pouillé, mobilisation contre une fermeture de classe de maternelle

Enseignants et élèves de Mareuil et Pouillé n'ont pas pu accéder ce mardi 16 février à leur école. En cause : la potentielle fermeture d'une classe de maternelle à la rentrée prochaine.

Une fermeture des classes entrainerait une augmentation des effectifs.
Une fermeture des classes entrainerait une augmentation des effectifs. © Mairie de Mareuil-sur-Cher

Le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Mareuil-sur-Cher et Pouillé, deux petites communes du Loir-et-Cher, compte bien se faire entendre. Ce mardi 16 février, en début de matinée, plus d'une centaine de parents, élus et habitants sont venus bloquer les écoles primaires des deux communes. Elèves comme enseignants ne pouvaient donc accéder à leur lieu de travail.

En effet, suite à la publication de la carte scolaire de la région Centre-Val de Loire, ils ont eu la suprise d'apprendre la suppression de 27 postes dans les écoles du département, dont 11 dans la vallée du Cher. 

Suppression d'une classe rénovée il y a 6 ans

Pour la RPI, cette nouvelle se traduirait par la suppression d'une classe de maternelle. Pourtant, elle a été rénovée en 2014 et l'opération se chiffrait alors à 320 000 euros. Si la décision entrait en mesure, il ne resterait alors qu'une seule classe. Celle restante serait contrainte d'accueillir plus de 30 enfants de grande section et de CP, contre environ 22 aujourd'hui dans deux classes distinguées. "Ce sont deux cycles d'apprentissage différents. Ca nuirait à la qualité de l'enseignement, d'autant plus que les enfants ont de plus en plus de difficultés" s'inquiète Annick Gouineau, la maire de de Mareuil-sur-Cher.

 

L'effectif total était estimé insuffisant. Sauf qu'en ce moment on a les inscriptions des petits pour l'année prochaine, donc elles ne sont pas prises en compte

Annick Gouineau, maire de Mareuil-sur-Cher

La maire dénonce par ailleurs le manque d'établissement classé Réseau d'Education Prioritaire (REP) dans les zones rurales, ce qui "permettrait de dédoubler les classes à problèmes, notamment en CP".

La directrice académique de la région, Sandrine Lair, assure que "les choses ne sont pas fixées tant que les instances n'ont pas eu lieu". Elle recrevra les maires des deux communes ce vendredi 19 février. En attendant, une pétition est en ligne et compte déjà 504 signatures à l'heure où nous écrivons ces lignes.

 

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