Loi de programmation du ministère de l'Intérieur : comment ont voté les députés du Centre-Val de Loire ?

Publié le
Écrit par Etienne Merle .

Le projet de loi porté par le ministre de l'Intérieur a été largement adopté par l'Assemblée nationale avec l'aide de la droite et de l'extrême droite. Seule contre tous, la Nupes s'est divisée sur la question.

C'est un texte qui fait la fierté de Gérald Darmanin, le premier flic de France. Le projet de loi de programmation du ministère de l'Intérieur a été largement adopté par les députés le 22 novembre à 419 voix contre 116.

Parmi les principales mesures de ce texte, la hausse significative du budget du ministère : plus de 15 milliards d'euros sur cinq ans. La loi prévoit également le recrutement de 8 500 gendarmes et policiers sur tout l'hexagone, ou encore la rénovation de commissariats et de gendarmeries. 

Les premiers à s'en féliciter, ce sont évidemment les députés de la majorité présidentielle. "Ce projet de loi est essentiel pour la sécurité de nos concitoyens, il permettra pour 2023-2027 d’assurer les moyens humains, juridiques et matériels nécessaires pour prendre le tournant du numérique, agir dans la proximité et mieux prévenir les crises et les menaces", vante, sur Twitter, Stéphanie Rist, députée Renaissance du Loiret.  

Le RN et LR votent à l'unanimité

Comme, Stéphanie Rist, l'ensemble de la majorité a voté pour le projet de loi, et a pu compter sur les votes des députés Les Républicains et du Rassemblement national.

Le parti de Marine Le Pen poursuit sa quête de crédibilité en se plaçant comme un groupe "constructif" : "15 milliards supplémentaires, on peut toujours dire que ce n'est pas suffisant, mais c'est déjà une avancée. On n'est pas là pour faire de l'obstruction", affirme, par exemple, Thomas Ménagé, député RN de la 4e circonscription du Loiret, sur la chaîne LCP.

Côté LR, tous les députés ont voté "pour" : "On n’a jamais dans notre histoire voté contre des moyens supplémentaires pour les forces de l’ordre", rappelle le patron du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale et député d'Eure-et-Loir, Olivier Marleix. 

L'extension des amendes forfaitaires

De l'autre côté de l'hémicycle en revanche, on n'est loin d'être emballé par le texte de loi du ministre de l'Intérieur. Les groupes écologistes, du parti communiste et de la France Insoumise ont voté contre. Si personne ne critique la hausse du budget du ministère, l'extension des amendes forfaitaires à de nouveaux délits ne passe pas : "Il n'y a pas de présomption d'innocence avec ces amendes forfaitaires délictuelles. Un policier se transforme en juge et dresse une amende, à la place d'un procès. Il n'y a pas non plus d'individualisation des peines, car pas de jugement. Donc pas de circonstances atténuantes ou aggravantes, donc pas de possibilité d'acquitter ", a plaidé dans l'hémicycle Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne, originaire de l'Indre.

En Centre-Val de Loire, les députés Nupes Charles Fournier (EELV) et Nicolas Sansu (PCF) ont également voté contre. 

Reste que la loi de programmation n'a pas fait l'unanimité à la gauche de l'hémicycle. Le parti socialiste a préféré s'abstenir, reconnaissant les "Les moyens supplémentaires et les créations de postes, même s’il faudra vérifier que ce sera bien effectif", a par exemple, expliqué la députée députée de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme, Christine Pires Beaune

Une division qui pourrait se poursuivre, alors que le très discuté projet de loi sur l'interdiction de la corrida va être voté, dans la journée du 24 novembre. 

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