Loiret : pour sauver la chouette chevêche, une association lance une cagnotte en ligne pour installer des nichoirs

L'association Loiret Nature Environnement tente de préserver les chouettes chevêche dans le département. Pour cela, elle a lancé une campagne de financement participatif afin d'installer des nichoirs, permettant aux oiseaux de s'abriter et de se reproduire. 

Une chouette chevêche d'Athéna.
Une chouette chevêche d'Athéna. © PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP
"La chouette chevêche est une espèce en raréfaction. Il faut prendre des mesures pour conserver cet oiseau, notamment en redonnant leur place aux arbres dans les champs, c’est-à-dire en favorisant l’agroforesterie." Pour Denis Miège, guide naturaliste pour Loiret Nature Environnement, la chouette chevêche est une passion, et surtout, un emblème de la biodiversité.

Cela fait une dizaine d'années que l'association dont il fait partie oeuvre pour la conservation de cet animal, mis en danger par la destruction de son habitat naturel.


3000 euros pour installer des nichoirs dans le Loiret

Cet hiver, Loiret Nature Environnement a lancé une cagnotte en ligne destinée à récolter des fonds afin d'installer des nichoirs dans la campagne orléanaise. Objectif : 3000 euros avant le 31 décembre. Pour l'heure, 715 euros ont été collectés.

L'association recherche également des habitants de plusieurs secteurs du Loiret qui pourraient accueillir un nichoir sur leur terrain. 
 
"Le but des nichoirs, c’est pallier le manque d’arbres. Car leurs cavités sont favorables à beaucoup d’espèces. Pour la chevêche, elles servent à se reproduire où à s’abriter, précise Denis Miège. Le soucis, c'est qu'on ne plante plus beaucoup d’arbres de plein vent et de haute tige. Et puis, on a tendance à les éliminer dès qu’ils dépérissent ou dès qu’ils meurent, alors que les cavités sont essentielles pour les oiseaux."

Si les nichoirs favorisent la reproduction de cet oiseau, d'autres facteurs mettent sa fertilité en péril. L'utilisation d'anti-parasitaires sur le bétail serait particulièrement problématique. 
 

La molécule reste active pendant plusieurs semaines. Une fois larguée dans la nature dans les excréments, elle empoisonne les insectes qui s'en nourrissent, puis les oiseaux, explique Denis Miège. Sur la chevêche, la conséquence est la stérilisation.


L'ESAT Jean Pinaud aidera à la fabrication des nichoirs

Fabriqués sur le modèle d'une branche creuse permettant aux chouettes de s'abriter de la lumière et d'un de leur principal prédateur, la fouine, 105 nichoirs ont été installés dans le département. Ils disposent d'une planche d'attérissage et d'une porte, de l'autre côté, permettant la visite du nid. 

Les fonds récoltés par la cagnotte permettront d'installer vingt-sept nichoirs supplémentaires, réalisés avec les membres de l'établissement et service d'aide par le travail (ESAT) Jean Pinaud, à Saran. 


165 couples de chouettes ont élu domicile dans les nichoirs

"Les nichoirs sont efficaces quand il y a encore une petite population qui subsiste, qu’il y a un environnement favorable mais qu’il manque une cavité. Ils permettent de densifier la population et de la dynamiser", précise Denis Miège.

Après avoir effectué un recensement dans le département, le guide naturaliste a estimé la population de chouettes d'Athéna - autre nom de la chouette chevêche - à environ 165 couples.
 
Pour contacter l'association Loiret Nature Environnement : 
02 38 56 69 84
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